
Les laboratoires pharmaceutiques étrangers, notamment occidentaux, installés en Algérie, peinent à recruter des médecins comme délégués médicaux. La raison est toute simple. Depuis la revalorisation des salaires des praticiens de la santé exerçant dans le secteur public, les jeunes médecins prétendent, dans les structures hospitalières, à des rémunérations quasiment égales à celles offertes par les firmes pharmaceutiques, mais avec un régime indemnitaire plus avantageux. Les salaires versés par ces dernières représentaient à hauteur de 70% du net (selon un témoignage que nous avons reçu) des primes de restauration, d'hôtellerie et du véhicule. "C'est là le grand piège dans lequel tombent les jeunes médecins postulant pour le métier de délégué médical ! Pour une fiche de paie de 180 000 DA, le meilleur laboratoire étranger n'offre en réalité qu'un salaire de 50 000 DA, les 130 000 DA sont représentés par les frais cités. Conséquence : le métier de délégué médical n'attire plus les médecins, seuls les nouveaux diplômés biologistes et vétérinaires continuent à se bousculer aux portes des laboratoires car ils n'ont pas d'autre issue ou sont rarement recrutés au sein du secteur public, contrairement auxmédecins", affirme-t-on. Edifiant !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com