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«Les martyrs sont partis...» Houboun Fi Zamani El Harb presentée au festival du théâtre professionnel à Alger



«Les martyrs sont partis...» Houboun Fi Zamani El Harb presentée au festival du théâtre professionnel à Alger
Houboun fi zamani el harb est la dernière pièce produite par le Théâtre régional de Sidi Bel Abbès.
Le titre est romantique : Houboun fi zamani el harb (Amour en temps de guerre). La pièce l'est moins. Mardi soir, le public du 8e Festival national du théâtre professionnel (FNTP), a assisté dans la grande salle du Théâtre national algérien (TNA) à Alger, à la dernière pièce de Djahid Dine El Hanani. Cette pièce, écrite par Driss Guergoua, se déroule dans une région inconnue, à une époque incertaine et avec des gens venus de nulle part. D'où l'intérêt de cette représentation qui aborde une thématique complexe : Comment aimer en temps de guerre ' Comment aimer la guerre ' Entre les deux, il y a la trahison. Ould Dhebab (le fils du brouillard), interprété par l'excellent Hocine Benchmissa, se retrouve engagé avec une armée dans un conflit, éloigné de sa famille.
L'ennemi est invisible. Il défend un certain idéal de loyauté, mais constate que la trahison n'est pas loin. Elle émane du haut même. Est-ce une surprise ' Ould Dhebab tente de croire à l'amour et à l'espoir qu'il suscite. La fille du grand chef semble adorer la guerre. Elle pense que son père est un héros, «un homme». Dès qu'elle découvre l'amour, elle déteste la guerre. L'appel de la vie ' Habillé en tenue de ville, le frère, Ould Dhebab, continue de pleurer le sort de son frère qu'il croyait mort dans un cimetière. «Les martyrs sont partis'», crie-t-il. Dès le départ, le metteur en scène a fait confiance à ses comédiens, dépourvus d'accessoires, habillés de la même manière, ne comptant que sur leur capacité à restituer la profondeur de l'histoire. La scénographie est mouvante, représentée par des comédiens drapés de blanc.
La pièce, qui puise son âme dans le théâtre de l'absurde, invite à la réflexion. Réflexion sur le sacrifice qui paraît presque inutile des martyrs. Cela peut concerner l'Algérie' Un million et demi de martyrs ! «Nous avons voulu aborder la guerre comme un phénomène humain. La guerre laisse des traces dans la vie des gens. Et lorsqu'une trahison existe au sein d'une armée engagée dans un conflit, les choses se compliquent. Les martyrs sont partis sans avoir une relève, ne serait-ce que morale. Les martyrs sont morts pour défendre des idées. On fait la guerre pour arriver à la paix. Après la guerre, on doit défendre cette paix, ne pas aller vers un autre conflit», a soutenu Djahid Dine El Hanani.
«J'ai voulu exprimer, à travers mon personnage, que cette histoire peut avoir lieu n'importe où. C'est une histoire universelle. Dans nos propres légendes, l'amour a toujours existé en temps de guerre. J'ai tenté de donner une certaine beauté au personnage avec des couleurs, des voix. J'ai même tenté d'utiliser la poésie d'une manière théâtrale», a déclaré, pour sa part, Hocine Benchmissa. Houboun fi zamani el harb est une pièce produite par le Théâtre régional de Sidi Bel Abbès.
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