
Le collectif des marins (officiers et marins) de remorquage à l'Entreprise portuaire d'Alger promet de ne pas céder sur ses revendications et menace de faire grève si ses demandes ne sont pas prises en compte.Dans une nouvelle lettre adressée à la direction le 6 décembre, le collectif rappelle avoir demandé, entre autres, le doublement des salaires pour exercer «un métier à risques», plusieurs primes ? dont celle de responsabilité selon le poste et une de risques ?, une majoration de salaire pour les heures supplémentaires, des formations dans des écoles spécialisées, la promotion des meilleurs matelots en chefs d'équipage ou encore l'attribution de 9 sièges pour les gens de mer au sein de l'UGTA. «Nous avions déjà envoyé une première liste de revendications le 11 novembre, explique un des membres du collectif.La direction nous a répondu, par courrier la semaine suivante, que les revendications socioprofessionnelles ne pouvaient être transmises à l'employeur que par le conseil syndical de l'entreprise et que celles ayant trait à la gestion des œuvres sociales devaient être confiées au comité de participation. Cette réponse ne nous satisfait pas.» Selon le collectif, 220 marins dont 120 remorqueurs travaillent à l'EPAL. «Nous touchons en moyenne un salaire de 70 000 DA comprenant 30 000 DA de salaire de base. Mais nous travaillons 24 heures d'affilée. Et nous faisons un métier à risques», souligne un employé de l'EPAL en prenant en exemple les deux marins retrouvés noyés hier.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mélanie Matarese
Source : www.elwatan.com