
Il semble qu'une partie de la population, et pas seulement les apprenants,ont boudé la lecture. Une tournée dans certaines librairies d'Alger et de Tizi Ouzou permet de constater que ces espaces de savoir attirent peu de clients. Il y a des gens qui y viennent, mais rares sont ceux qui achètent. «Les librairies sont devenues des places où les oisifs passent un peu de leur temps. Ils viennent, scrutent les titres placés dans les étagères et sortent. Il est rare d'entendre quelqu'un demander si tel ou tel livre est disponible. Lorsqu'il fait chaud ou qu'il pleut, la librairie devient alors un lieu idéal pour se cacher !», regrette le propriétaire d'une librairie à la rue Victor Hugo ( Alger). Ce constat amer est partagé unanimement par l'ensemble de nos interlocuteurs. Certes, le prix du livre n'est pas à la portée de tous et il n'y a pas de politique pour encourager la lecture, mais pour eux, il est plutôt question de conscience des citoyens. «Beaucoup d'analystes évoquent mille et une raisons pour expliquer ce phénomène. Moi, je dirais que le livre n'a pas de prix et celui qui aime la lecture ne compte pas. Seulement, cette nouvelle génération préfère dépenser de l'argent dans les téléphones portables, Internet et l'achat de CD de musique ou des films que d'acheter un livre», affirme un autre libraire. La plupart des personnes qui achètent des livres sont âgées de plus de quarante ans, précisent nos interlocuteurs, qui ne cachent pas leur inquiétude quant à la menace qui guette leur métier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com