
Le sit-in organisé, mercredi dernier, par les travailleurs d'El Watan Al Djazaïria TV devant l'APN a été empêché par la police. Venues protester contre la fermeture de la chaîne privée, 18 personnes ont été interpellées, dont Hakim Sebti, son rédacteur en chef.«J'ai été interpellé avec dix de mes collègues à 150 mètres du lieu du sit-in, témoigne-t-il. Nous avons été conduits au commissariat de Cavaignac, à Alger-Centre, puis libérés vers 14h30.» Les journalistes d'autres organes, solidaires, ont participé à l'action. L'un d'eux, Djaâfar Kheloufi, journaliste à El Hiwar, nous a confié : «J'ai été embarqué puis déposé à quelques dizaines de mètres de mes collègues. Le but étant, à mon avis, de m'éloigner le plus possible de l'action.» Et d'ajouter : «Le pouvoir est dans sa logique.C'est une preuve qu'il n'a rien changé à ses méthodes répressives. Le statut des protestataires importe peu. Il ne comprend que le langage de l'interdit.» Des militants politiques ont aussi pris part au sit-in. Kader Fares Affak, comédien et cadre du Mouvement démocratique et social (MDS), a été lui aussi interpellé puis libéré 4 heures plus tard. «Je me suis solidarisé avec les travailleurs qui ont perdu leur emploi suite à une décision arbitraire de l'Etat», dénonce Kader.Pour rappel, les travailleurs d' El Watan TV DZ ont délégué leur directeur de l'information et deux conseillers afin de remettre une lettre aux députés. «Nous voulons que l'Etat soit égalitaire dans son traitement envers les chaînes privées. Ce n'est pas la nôtre seulement qui n'a pas d'autorisation, mais 38 sur les 43 existantes. Quant à Madani Mezrag, n'est-il pas responsable de ses propos», s'interroge Hakim Sebti. Le rédacteur en chef affirme que la chaîne a enrôlé hier une action en référé à la cour administrative de Bir Mourad Raïs pour «demander à la justice de revoir la décision de fermeture». Quant à Madani Mezrag, il a fini par faire marche arrière en affirmant que la chaîne a été fermée pour des raisons «idéologiques». Cette journée de protestation s'est terminée sans incident, hormis un malaise d'un des journalistes de la chaîne, Rafik Hadad. Bilan : 170 journalistes d'El Watan TV DZ sont aujourd'hui sans emploi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Meziane Abane
Source : www.elwatan.com