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Les informaticiens chargés des documents biométriques lésés Les services de la DAL refusent de payer les frais de mission



Les informaticiens chargés des documents biométriques lésés                                    Les services de la DAL refusent de payer les frais de mission
Le retard dans la publication du statut du centre de production des passeports bloque le paiement des frais de mission aux ingénieurs venus de plusieurs wilayas.
Les ingénieurs chargés de la mise en place du passeport biométrique se retrouvent complètement lésés : le retard dans l'adoption du statut du centre de production des passeports bloque le paiement des frais de mission des concernés.
Les ingénieurs en informatique de plusieurs wilayas - quelques dizaines - (appartenant aux différentes directions de l'administration locale, DAL) ont été appelés par le ministère de l'Intérieur pour mettre en place le projet du passeport pour une mission de 3 mois au plus, avec la promesse d'être intégrés, par la suite, au ministère une fois le statut du centre de production des passeports établi.
«Le délai de trois mois a été largement dépassé. Les trois mois sont devenus rapidement 20 mois. Nous avons quitté nos wilayas d'origine depuis mars 2010, et sommes toujours en mission à ce jour. Mais, étrangement, nous n'arrivons pas à percevoir nos frais de mission vu le retard de publication du statut juridique du centre en question», constatent des ingénieurs qui ont requis l'anonymat. Les service de la DAL ont un prétexte : «Depuis mars 2010 à ce jour, les wilayas, dont celle d'Alger, refusent de payer les frais de mission qu'elles nous doivent, sous prétexte que la durée de la mission est très longue et qu'il faut qu'un écrit communiquant l'état de prise en charge soit transmis par le ministère aux wilayas d'origine des ingénieurs», signalent les concernés qui se retrouvent, depuis le lancement de l'opération, ballottés entre les différentes administrations, surtout la DAL, service qui les relie au ministère de l'Intérieur chargé de la concrétisation du projet, et reportée pour des raisons techniques.
Le ministère refuse, pour des causes inconnues, d'établir cet état et de le transmettre aux wilayas. Seuls les ingénieurs de la wilaya de Tlemcen auraient reçu une partie de leurs frais de mission. «Les ingénieurs de la wilaya de Tlemcen ont eu gain de cause. Quelques wilayas veulent bien payer une partie des frais de mission (à savoir les frais de l'année 2011, c'est-à-dire la moitié), mais rien de concret, que des promesses et des rejets francs des contrôleurs financiers», relèvent les ingénieurs. La réussite du projet repose sur les ingénieurs qui sont la seule et unique ressource humaine qui maîtrise à ce jour la technique nécessaire à la production du passeport.
«Les concernés, souvent des jeunes, sont balancés depuis presque 2 ans entre leurs wilayas et le ministère n'ayant droit qu'à leur paye d'origine, bien qu'ayant parcouru des centaines de kilomètres pour répondre à l'appel du devoir. La réalisation du projet du passeport dépend intégralement du travail des ingénieurs qui ont sacrifié 2 années loin de leurs familles», s'indignent les ingénieurs. Le projet à coûté des millions de dinars à l'Etat pour acquérir le matériel et les technologies nécessaires et «ils veulent que la ressource humaine soit disponible au moindre coût», s'étonnent les concernés. Il n'a pas été possible, hier, d'avoir des détails au niveau de la DAL d'Alger.
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