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Les hôpitaux publics algériens sommés d'acheter les équipements produits locaement



Les hôpitaux publics algériens sommés d'acheter les équipements produits locaement
Les hôpitaux algériens préfèrent acheter des équipements étrangers. Ce choix a fait que les rares producteurs locaux d'équipements médicaux n'arrivent pas à écouler leurs produits. Et comble du paradoxe, les fabricants paient 17 % de TVA contre 7 % pour les importateurs. Le ministre de la Santé Djamel Ould Abbas a promis, mercredi, lors de l'inauguration du SIEHM, de corriger ses anomalies.
Les fabricants des équipements médicaux en Algérie sont défavorisés par rapport aux importateurs. Ce problème s'est posé avec insistance à l'occasion du Salon international des équipements hospitalier et médical (SIEHM) qui se tient du 4 au 8 avril au Palais des expositions des pins maritimes à Alger. « Nous payons 17 % de TVA alors que les importateurs payent 7 % seulement », a lancé le patron d'Afric Dental à l'adresse du ministre de la Santé, Djamel Ould Abbas, à l'inauguration du Siehm. « Nous avons du mal à écouler nos produits », a ajouté cet opérateur, dont l'unité de fabrication, basée à Tlemcen, produit jusqu'à 200.000 « bouches » par an.
Le ministre, en tournée dans les stands des exposants, a également visité celui de la Sarl Hamel Médical. Cette entreprise, basée à Alger, est « obligée » de vendre ses produits ( mobilier médical) aux grossistes et importateurs parce que les hôpitaux exigent un agrément. Bien que les producteurs nationaux soient « exonérés » du dit agrément, exigé normalement aux importateurs, les hôpitaux refusent d'acheter des équipements sans ce fameux agrément délivré par le département de Djamel Ould Abbas.
Celui-ci a promis, en guise de solution, de contraindre les hôpitaux publics à s'approvisionner auprès des producteurs nationaux. « Une instruction sera adressée à partir de demain (jeudi) à tous les hôpitaux pour qu'ils achètent en priorité les équipements fabriqués localement », a assuré Ould Abbas.
Une usine des fluides médicaux à Bejaia
D'autres opérateurs se sont plaints de l'eternel problème du foncier. C'est le cas de l'entreprise Oxymed qui a déposé une demande pour acquérir une assiette de terrain devant accueillir son unité de fabrication des fluides médicaux. Le dossier est depuis des mois au niveau du Calpiref (comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier) de Bejaia. Oxymed, selon son responsable commercial, compte investir 5 millions d'euros pour lancer la première usine de production de l'oxygène liquide en Algérie. Là aussi, Ould Abbas a promis de « faire le nécessaire » pour aider cette société à se lancer dans la production.
L'édition 2012 du SIEHM, organisée par l'agence Comevent et la Safex (Société algérienne des foires et des expositions), a vu la participation d'une soixantaine d'exposants dont 19 % d'Algériens. Lors de l'édition précédente, en 2011, les sociétés algériennes ne représentaient que 5 % du nombre total des exposants. Les organisateurs tablent sur 10. 000 visiteurs professionnels entre médecins, dentistes, pharmaciens et autres kinésithérapeute, biologistes, etc.
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