La grève observée par les cheminots se poursuivait encore hier. Mais un service minimum est assuré. C'est ce que nous avons constaté au niveau de la gare d'Alger où quelques voyageurs ont pu prendre le train, parmi les rares mis en circulation. Le responsable de cette gare a précisé que trois trains la matinée et trois autres l'après-midi, après 15 heures, sont prévus pour assurer le transport des usagers. Le trafic, qui a repris partiellement depuis deux jours, concerne les lignes de la banlieue est et ouest de la capitale.Les préposés aux guichets de la gare d'Alger ont souvent été rappelés à leur poste, a-t-on constaté sur place. Selon le même responsable, en ce quatrième jour de grève, les choses ne semblent pas évoluer sensiblement. Le service minimum assure uniquement les lignes de banlieue, les destinations Alger-Thnia et Alger-Afroun. D'après le directeur général adjoint de la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF), Abdelwahad Aktouche, contacté par nos soins, la force publique interviendra pour contraindre les grévistes à reprendre du service, à la suite de la décision de justice qui a déclaré la grève illégale. Le verdict rendu lundi dernier ordonne, en effet, l'arrêt du mouvement de contestation et la reprise du travail. Le même responsable a souligné que « nous essayons d'appliquer la décision prise par le tribunal de Sidi M'hamed pour Alger et celui de Constantine pour la région de l'Est. Il est impératif que le service de traction des machines reprenne tout en continuant de négocier à l'effet de trouver une issue à cette crise ». Une note a été adressée à la direction générale, de la part des autres filières de la SNTF, pour désapprouver cette grève qui va à l'encontre de la charte de stabilité approuvée par toutes les parties.Aktouche a indiqué que les discussions avec la fédération nationale des cheminots et la centrale syndicale ont abouti et un accord de prise en charge des revendications a été trouvé. Mais les mécaniciens, qui représentent 4% des employés de l'entreprise, poursuivent leur mouvement de protestation. Dans le même ordre d'idées, il a émis le v?u de voir les pouvoirs publics réagir en vue d'appliquer la loi. Le même responsable a indiqué que le rôle principal de la centrale syndicale est de défendre les intérêts des travailleurs, concernant les primes et les indemnités, tout en faisant preuve de sagesse. Les grévistes demandent, pour rappel, de revoir le tableau de l'évolution de carrière, une revendication qui concerne les 35 filières de l'entreprise. Ce projet a été confié à un bureau d'étude externe, dont les résultats seront communiqués ultérieurement aux syndicats et à la fédération nationale des cheminots.Par ailleurs, les personnels administratif et de maintenance ne soutiennent pas cette grève. Aktouche affirme que la SNTF, qui emploie 12.500 personnes, n'est pas complètement à l'arrêt et qu'il faut employer les moyens nécessaires pour que le trafic ferroviaire reprenne dans les plus brefs délais. Il ajoutera que les portes du dialogue demeurent ouvertes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid Souahi
Source : www.horizons-dz.com