
Après «The Algerian Green Days», cri de ralliement de «Ness El Kheyr», invitant à l'occasion de la Journée mondiale des forêts les associations écologiques à reverdir nos massifs forestiers et espaces publics, un autre slogan baptisé «Citoyenneté et propreté des quartiers», visant à rendre clean notre espace urbain, est lancé par le département de la communication, de concert avec les radios locales. Faut curer, nettoyer, collecter, ramasser, badigeonner, peinturlurer, planter, arroser, etc., pour se démarquer du paysage lugubre qu'offrent nos mégalopoles. Et cela avant le mois béni de Sidna Ramadhan (dixit M. le ministre de la Communication). Comme quoi, il nous est permis de patauger dans la gadoue l'année durant, excepté le 9e mois lunaire.Grand bien nous fasse quand même en ces temps où Alger se voit mal logée en matière de classement de ville la plus belle, la plus élégante, la plus choyée et la plus hospitalière en termes de cadre de vie, notamment. Végétant au bas de l'échelle du classement établi chaque année par le magazine britannique The Economist, Alger se doit de se montrer attrayante et débarrassée a priori de cette plaie qui lui colle depuis des décennies : les monticules d'ordures entassées à chaque coin de rue que nous avons appris à apprivoiser dans notre lugubre quotidien, les trottoirs sens dessus dessous à longueur d'année, les écrans de poussière au sortir des chantiers dont les permissionnaires ne voient pas d'un bon ?il la remise des lieux en l'état, les gravats qui amochent notre littoral, les odeurs pestilentielles générées par l'éclatement du réseau des eaux usées au détour de pâtés d'immeubles et la liste reste épuisante pour énumérer toutes les tares, devenues maîtres des lieux. C'est beau aussi de mettre en terre un plant, pour peu qu'on ne le sèvre pas dès le premier jour. C'est magnifique aussi d'arborer un bac à fleurs au seuil d'une échoppe ou à l'entrée d'un immeuble, pour peu que le môme ne le confonde pas avec un bac à ordures.C'est beau d'enjoliver nos jardins publics pour peu que le papa avachi sur son banc ne ferme pas l'?il sur son rejeton en train d'arracher la rose de sa motte de terre. N'est-ce pas que les fleurs pousseront lorsque les ordures auront honte ' Quant aux campagnes de sensibilisation pour inviter les petites gens à s'impliquer dans l'écogeste et rendre les espaces urbains moins repoussants, l'école reste le meilleur support de ces mioches qui, demain, seront éco responsables.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Tchoubane
Source : www.elwatan.com