Jusqu'en juin 2007, l'Algérie aura comptabilisé 9,5 milliards de dollars d'investissements arabes sur près de 40 milliards de dollars de projets encore sous forme d'intentions, en comptant avec 25 milliards de dollars du groupe emirati El Imaâr dont les projets, dit-on, commenceront à être réalisés en mars prochain, en plus des 3,5 milliards d'euros de Siemens pour, entre autres, le dessalement d'eau de mer et la production d'énergie. C'est le président de la CACI qui l'affirme. Pour cette année, Brahim Bendjaber fera savoir qu'en plus d'une vingtaine de projets égyptiens et autres tunisiens qui ne dépassent pas un, deux ou trois millions de dollars « mais qui créent de l'emploi et de la richesse», l'Algérie enregistre d'autres plus importants, notamment des Emirats comme ceux des matériaux de construction à Mostaganem, de 10.000 vaches pour l'élevage, d'échangeurs thermiques pour la production de l'énergie et du raffinage, la réparation navale et l'usine d'aluminium à Djen Djen... Le président de la CACI qualifie le problème du foncier de fondamental. Il espère en outre que « les zones d'extension touristique (ZET) soient mises en place rapidement et que les secteurs des forêts et de l'agriculture fassent en sorte qu'elles le soient en réglant les problèmes qu'ils posent en matière de délimitation des terrains ». Interrogé sur le coût du forum, Bendjaber dira que « c'est 30 millions de dinars. Nous espérons que le Chef du gouvernement paye le dîner de ce soir, (NDRL, hier soir) », dira-t-il en riant. Parce que, affirme-t-il, « la chambre est pauvre, son budget qui est de 140 milliards de dinars ne nous permet pas de voyager pour faire connaître nos opportunités d'affaires ». Il regrette que « nos ambassades n'ont que quatre chats, il faut en plus d'un attaché commercial avoir un autre économique ». La promotion du pays est, dit-il, « un acte patriotique ». A propos du gain « facile » que le groupe El Iktisad Wal Aamal récolte par son organisation de ce forum, Bendjaber répond : « la chambre n'a pas les contacts qu'il a dans le monde arabe, il a de l'expérience, il nous a aidés pour avoir tous ces invités ». Et selon lui, « dans la vie économique, il faut toujours une situation de gagnant-gagnant. B'Sahathoum ». Le chef de département de l'investissement étranger à l'ANDI, rappellera les indices macroéconomiques de l'Algérie. « 5 % de croissance, en 2006, 145 milliards de dollars pour le programme de soutien à la croissance (pour d'autres orateurs ce sont 140 et même 150 milliards), 3,5 d'inflation et de la 6ème place pour le risque pays de l'OCDE, l'Algérie est passée en 2008 à la 3ème place ». Djamel Zeriguine estimera le montant global de l'investissement arabe en 2007 à 6,8 milliards de dollars. Pour 2008-2009, il énumère des projets pour un montant de 19 milliards de dollars dans l'industrie, les télécoms, la santé, le tourisme... « 90 % de ces projets ont reçu les autorisations nécessaires à leur réalisation », affirme-t-il. On saura, par ailleurs, que l'Algérie a cinq projets en phase d'étude technique pour le dessalement d'eau de mer dont un, celui de Macta, premier au monde pour 500 000 m3.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : GO
Source : www.lequotidien-oran.com