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Les experts tirent la sonnette d'alarme sur les nouveaux défis de la céréaliculture à Alger: 'On n'apporte pas suffisamment de fertilisants à l'hectare de blé"



"On n'apporte pas suffisamment de produits fertilisants à l'hectare de céréales, ce qui explique en grande partie le bas rendement de la production. Alors il ne faut pas s'attendre à ce qu'on fasse 80 quintaux à l'hectare avec peu d'azote et dont 20 à 30 % se volatise dans l'air " ont souligné, hier, les experts dans le cadre du cycle de conférences organisées par Filaha Innove, en marge du Salon international de l'agriculture qui prend fin aujourd'hui. Ainsi Abderazak Kedim, directeur de Timac Agro qui a présenté une communication sur " les nouveaux défis de la céréaliculture de l'Algérie " est allé dans ce sens pour dire que le sol algérien est d'autant plus basique, composé essentiellement de calcaire ; ce qui bloque, dit-il, la pénétration de phosphate. " Ce qui donne comme effet direct une fertilisation non phosphatée " a-t-il ajouté, tout en indiquant que la matière organique non fertilisante déposée sur le sol " n'est pas non plus une solution car la tige de la plante n'en bénéficie pas ". Or c'est la quantité de l'azote qui détermine, dit-il, le rendement à l'hectare. C'est ainsi que l'expert a dévoilé les différentes contraintes qui bloquent le développement de la céréaliculture en Algérie, mettant en exergue celles liées notamment aux conditions climatiques, facteur génétique et agronomique. " Nous pouvons seulement agir sur le facteur agronomique avec notamment de meilleurs fertilisants pour composer la mauvaise qualité du sol " soutient l'expert qui interpelle les responsables du secteur à prendre en charge ces nouveaux défis de la céréaliculture, pas seulement, dit-il, en termes de quantité mais aussi en qualité. " Notre blé produit localement contient en outre beaucoup de déchets " a-t-il indiqué. Tout ceci explique que l'Algérie produit annuellement, ces dix dernières années 55 millions de quintaux de blé,alors que les besoins sont estimés à 7 millions de tonnes par an. Les défis de produire plus et mieux se posent donc en terme de sécurité alimentaire de l'Algérie, dans un monde où se raréfie de plus en plus la production de céréales, y compris en Russie et les USA, les gros producteurs alertent les experts, et ce suite aux diverses catastrophes naturelles et changements climatiques. Faut-il savoir aussi que l'utilisation de biocarburants dans certains pays développés a contribué à 30% d'augmentation des prix de blé dans les marchés internationaux, selon les données de la Banque mondiale conclut M Khedim.
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