Sortis par milliers, le mouvement des étudiants pour ce mardi 1er octobre est soutenu par celui des citoyens qui se sont joints à leur cortège de protestation. Descendus dans les rues de la capitale, Alger, et de certaines villes du pays pour leur 32 ème mardi consécutif, les universitaires rejettent unanimement l'organisation des élections présidentielles et dénoncent la manipulation et la répression policière dont il font l'objet.Les premiers groupes de protestataires ont occupé tôt le matin le boulevard Amirouche à Alger centre, en attendant le renfort de leurs camarades. Ils ont formé des tribunes pour débattre de l'évolution de la situation actuelle du pays et surtout de l'augmentation inquiétante des actes de répression et la série d'interpellations qui émaillent chaque manifestation pacifique. «C'est une atteinte aux droits de l'Homme et aux libertés», indique Anis, qui vient juste de rejoindre les bancs de l'université. Il dénonce dans sa pancarte l'arrestation arbitraire de ses camarades. Sur son affiche figure le portrait du jeune étudiant en médecine, mis sous mandat de dépôt, il y a deux jours. «Il faut que tous les symboles de l'Etat partent pour reconstruire notre beau pays», apostrophe, Yasser, étudiant à l'USTHB, à Bab Ezzouar. 11h30, le cortège des étudiants entame sa marche habituelle du mardi, cette fois-ci avec le soutien des citoyens qui ont rejoint le cortège et scandaient à l'unisson «le départ des tenants du pouvoir et l'indépendance de la justice». À l'image du mouvement populaire, celui des étudiants également, ne faiblit pas et s'intensifie avec la rentrée universitaire. Le nombre d'étudiants qui ont manifesté hier au centre ville d'Alger à augmenté par rapport aux précédents mardi. Ils étaient en force pour ce 32 ème vendredi de mobilisation. Ils réclament la libération de tous les détenus d'opinion et dénoncent les pratiques policières qui leur font barrage et les empêchent de marcher et circuler librement dans les rues. Les cordons de la police déployés sur les axes de toutes les allées et ruelles de la ville ne les ont pas empêché en cette journée de chaleur de manifester et d'exprimer leur attachement à leur cause ainsi qu'aux revendications du mouvement populaire dont ils sont un membre actif, depuis sept moi. «Nous faisons face actuellement à l'illusion d'un processus électoral qui se veut être intègre, mais ce n'est qu'une utopie», estime warda, activiste et militante pour les droits de l'Homme. «Vous n'avez qu'à voir la liste des prétendants aux élections «, a-t-elle commenté. «Le pays vit chaque jour un drame et ils veulent nous imposer un simulacre électoral, similaire à celui des précédentes élections», a-t-elle ajoutée. Un avis que partagent et approuvent les citoyens qui se sont impliqués dans ce mouvement. Les étudiants chargent le gouvernement et l'appellent à partir. Une nouvelle journée de mobilisation qui annonce les nuances de la prochaine manifestation du mardi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Takharboucht
Source : www.lnr-dz.com