Alger - A la une

Les étudiants et les citoyens manifestent ensemble



Le nombre très faible d'étudiants à la marche hebdomadaire d'hier, mardi, a été difficilement compensé par quelques dizaines de citoyens qui ont fait le trajet entre la Place des Martyrs et la Grand-Poste, à Alger-centre, en criant les slogans habituels. Arrivés à hauteur du Centre culturel Larbi Ben M'Hidi, dans la rue qui porte le nom de cet illustre chahid, et qui sert de siège (ouvert et sans protection particulière) à l'Instance nationale de dialogue et de médiation, coordonnée par Karim Younès, les dizaines de manifestants ont marqué une halte pour crier des slogans hostiles à cette instance.Ils ont ensuite poursuivi leur marche vers la Grande-Poste en annonçant la désobéissance civile qu'ils promettent pour bientôt, le même mot d'ordre que celui qui avait été lancé sans être suivi il y a quelques mois, alors que le «Hirak» était à son apogée. Les marcheurs sont ensuite allés vers la rue Didouche Mourad pour revenir ensuite vers la Grande-Poste, amoindris dans leur nombre et pratiquement sans les étudiants, et crier les mêmes slogans hostiles au dialogue, aux élections?
A 13h30, la dispersion s'est faite dans le calme et ensuite le dispositif policier a été levé pour laisser le quartier de la Grande-Poste retrouver son calme et reprendre sa fonction habituelle de carrefour central d'Alger. L'absence de mobilisation des étudiants est expliquée par la saison des vacances (beaucoup sont chez eux loin d'Alger, d'autres sont en voyage touristique à l'étranger en groupes ou avec leurs parents) et par la préparation des examens qui auront lieu en septembre, pour les plus nombreux qui font partie des filières en grève qui n'ont pas eu le temps d'organiser les examens avant les vacances, comme l'ont fait les filières d'Architecture et de Médecine, dont les étudiants se reposent alors que pour les autres, c'est la galère estivale, contraints à réviser en pleine canicule.
A ces raisons avancées pour expliquer la faible mobilisation des étudiants, il faut ajouter la lassitude de ces derniers qui constatent que leurs vrais problèmes concernant les conditions de vie et d'études, plus prioritaires, ne sont pas pris en charge. Ils le disent quand ils commentent les évènements et particulièrement les marches du mardi. Ils estiment qu'ils doivent agir d'abord et en priorité pour éliminer toutes les conséquences du «système» et de la «bande» (el ?isaba) dans l'enceinte même des universités et cités universitaires (comportement des agents de sécurité, ingérences externes), et dans le fonctionnement du transport universitaire (diktat des chauffeurs qui imposent les horaires de fin de cours), et tout ce qui nuit à la qualité de vie des étudiants.
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