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«Les établissements scolaires n'étaient pas encore prêts pour cette rentrée»



La rentrée s'est faite aujourd'hui (hier). Quelles sont vos appréciations de cette première journée 'Comme nous l'avions prédit, cette rentrée est loin d'être celle escomptée par nous, les parents d'élèves. Depuis ce matin, nous n'avons pas cessé de recevoir des doléances. Dans plusieurs régions du pays, dont la capitale, les membres de notre organisation nous font part d'un important problème qu'est la surcharge des établissements.
Dans certaines écoles, les enfants ont été laissés dans la cour à cause du manque de classes. Dans d'autres, ils étaient 3 élèves par pupitre, notamment pour le primaire. Pis encore, nous avons constaté dans certains établissements que les travaux de restauration n'ont pas été faits. Les classes sont restées les mêmes alors qu'elles devaient être repeintes.
Même les équipements les plus élémentaires n'ont pas été revus, dont les chaises et les tables. Contrairement aux déclarations du ministère de tutelle, plusieurs établissements scolaires n'ont pas reçu leur quota de manuels scolaires. Question hygiène, la situation est la même avec les mêmes manques d'eau? Autre souci relevé aujourd'hui : les enfants censés être en préscolaire. Plusieurs parents se sont retrouvés face à une exclusion de leurs enfants.
La cause est le nombre de places limitées. Une situation qui aurait pu être maîtrisée si les parents n'avaient pas déjà inscrit au préalable leurs enfants avec le dossier fourni. Donc, le jour de la rentrée, ces parents, notamment si les deux conjoints travaillent, se retrouvent avec un programme complètement chamboulé à cause d'un manque de prévisions. Avec toutes ces données, je peux dire que ce premier jour de la rentrée est un échec et les établissements scolaires n'étaient pas encore prêts pour cette rentrée.
Est-ce que vous avez des cas bien identifiés '
Oui, bien évidemment. Il y a l'école primaire Mohamed Mokrani, à El Harrach, à Alger. Les élèves de 3 classes n'ont pas trouvé de place pour les accueillir. Durant toute la matinée, ils sont restés dans la cour à jouer, alors qu'ils sont censés être en classe. C'est à se demander si les responsables de cette école, voire du secteur, n'ont pas de prévisions pour le nombre d'élèves qu'ils vont accueillir et de la capacité de l'école. Ils auraient pu retarder la rentrée de ces 3 classes ou celles à titre d'exemple de la 5e année primaire jusqu'à dimanche, le temps qu'ils soient fins prêts à accueillir tous ces élèves.
Plusieurs établissements à Tipasa sont à 3 par pupitre. Pire, au centre de la commune de Meftah, wilaya de Blida, une école primaire a été reconvertie en un projet de bibliothèque ou de crèche, pour que le terrain soit ensuite cédé à un investisseur, pour y bâtir un marché couvert. Tout cela au moment où cette commune vit un grave problème de surcharge des classes et un manque de terrain au centre de la ville de Meftah. L'unique point positif est la présence renforcée des agents de l'ordre près des écoles.
Devant le fait accompli, quelles sont vos propositions '
Nous n'avons pas à proposer des solutions. C'est au ministère d'assumer aujourd'hui sa responsabilité devant nous et surtout devant nos enfants.
Nous avions demandé de reporter la rentrée le temps que tout soit prêt pour accueillir les élèves dans les meilleures conditions possibles, chose qui n'a pas été faite, ni prise en considération. Nous exigeons aujourd'hui que nos enfants aient au moins une classe, une chaise, des manuels scolaires, un encadrement et une école propre. Je pense que c'est la moindre des choses si l'on veut que l'année scolaire se déroule dans de bonnes conditions.
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