
Les entreprises maghrébines doivent bénéficier de financements pour s'adapter à la « révolution climatique » qui va bouleverser le monde économique après l'entrée en vigueur de l'accord de la conférence de Paris sur le climat COP21, a indiqué, hier, à Alger, une responsable de l'Union maghrébine des employeurs (UME).« Nos entreprises sont prêtes à assumer leur part de responsabilité dans l'application de l'accord de Paris.Mais elles ne pourront pas le faire sans des financements capables de couvrir les charges de ces mutations », a déclaré la présidente du comité de suivi de l'UME, Zakia Sekkat, lors d'une table ronde régionale sur l'énergie et le climat. Pour cette dernière, le secteur privé a un rôle très important et très lourd à supporter pour s'adapter aux exigences de la COP21, ce qui impose la nécessité d'être vigilant quant aux financements et le transfert de technologie. Ces financements sont nécessaires pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre et assurer le changement des process de production vers des process plus propres et moins énergétivores.Un transfert de technologie est également indispensable pour assurer le changement des process et la survie des entreprises dans un environnement mondial concurrentiel. De son côté, Marieme Bekaye, chargée de l'environnement durable auprès de la Commission économique pour l'Afrique de l'ONU, estime que les entreprises privées, notamment les PME, sont vulnérables et n'ont pas les moyens et les financements pour s'intégrer aux programmes nationaux d'atténuation et d'adaptation aux changements climatiques. « Cet accord, qui entrera en vigueur en novembre, sera une révolution dans le commerce international avec l'imposition de nouvelles barrières liées à l'environnement », indique le directeur général de l'environnement au ministère des Ressources en eau et de l'Environnement, Tahar Tolba.Des labels non polluants, process non polluants, empreinte climat, process moins énergétivore ou encore écologique seront exigés sur les différents produits, selon lui. A cet effet, dit-il, l'entreprise algérienne doit se conformer à ces labels et se préparer à un autre monde en adoptant des process de production plus propres et plus efficaces en matière d'énergie. D'après lui, cette révolution climatique va écarter automatiquement les entreprises qui n'évoluent pas et ne font pas d'efforts en matière de protection de l'environnement. Concernant la ratification par l'Algérie de l'accord de Paris, Tolba a signalé qu'elle pourrait avoir lieu avant l'entrée en vigueur de l'accord prévue le 4 novembre.« La COP22 sera une conférence des pays signataires de l'accord de Paris qui vont débattre des moyens de mise en ?uvre de la COP21 », explique-t-il. Une recommandation régionale sera élaborée à l'issue de ces tables rondes et sera présentée les 26 et 27 octobre à Bruxelles. Une déclaration régionale du secteur privé qui sera présentée lors de la COP22 prévue en novembre à Marrakech.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N
Source : www.horizons-dz.com