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Les enseignants réclament le départ du recteur



Les enseignants réclament le départ du recteur
"Pourquoi le recteur a-t-il eu recours à une réquisition de la justice pour expulser un enseignant sans histoire et n'agit pas de la sorte contre des étudiants voyou '" se sont interrogés les enseignants réunis en assemblée générale.Les enseignants et les travailleurs de la faculté d'économie et de gestion rattachée à l'université Alger 3 ne décolèrent pas. Réunis en assemblée générale, hier, la majorité a demandé le départ du recteur de l'université et la traduction devant le conseil de discipline des étudiants auteurs d'agression sur un enseignant le 1er juin dernier. Lors de cette réunion animée par les enseignants affiliés au Cnes, plusieurs griefs ont été retenus contre le recteur, notamment le double standard appliqué vis-à-vis des étudiants et des enseignants. Les intervenants se sont interrogés pour savoir "pourquoi a-t-il juste suffi queles enseignants tiennent une assemblée générale (AG), le 16 février, pour que le recteur les este en justice, alors qu'il refuse de le faire pour ces étudiants qui sont à l'origine de l'agression contre les enseignants et le personnel '". Ils ont rappelé le cas d'un enseignant-chercheur, en l'occurrence Kenfouche Mohamed, qui a été expulsé hors de l'enceinte universitaire devant ses étudiants par la police, en se demandant "pourquoi le recteur a-t-il eu recours à une réquisition de la justice pour expulser un enseignant sans histoire et n'agit-il pas de la sorte contre des étudiants voyous, et ce, malgré le fait qu'ils ne soient pas des étudiants dans cette université '" Les enseignants et les travailleurs présents à cette AG ont également présenté ce qu'ils considèrent comme des preuves, notamment des photos et des signatures des enseignants, pour démontrer l'accointance du recteur avec ces étudiants. Dans leurs prises de parole, d'autres ont évoqué une instruction ministérielle qu'aurait adressée le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur à tous les recteurs d'université les enjoignant de ne pas porter plainte contre les étudiants. Toutefois, ils ont noté que "cette instruction a été portée à leur connaissance verbalement" et que bien que des travailleurs aient affirmé l'avoir vue, ils n'étaient pas en possession du document en question. Ils ont soutenu, également, que "le recteur et son directeur de cabinet sont impliqués dans ces actes commis par des étudiants baltaguis. Ce sont eux qui les ont formés et leur ont offert les avantages dont ils disposent, notamment les petits commerces dans les toilettes, des photocopies, la vente des bonbons, chocolats et maquillages".Dans l'analyse approfondie du problème qu'ils ont faite à cette occasion, les enseignants considèrent que "le recteur est le premier et le dernier responsable de l'anarchie qui caractérise l'université".À l'heure où nous rédigeons ces lignes, les enseignants ne sont pas encore fixés sur les suites à donner à leur mouvement de grève, mais, en revanche, insistent pour que le recteur assume ses responsabilités en adressant des correspondances à la présidence de la République et aux hautes autorités du pays pour alerter sur le fait que ces organisations estudiantines légalement autorisées et d'autres n'ayant même pas d'agrément disposent de bureaux au sein de la faculté. Donc, la problématique était de savoir qui soutient ces étudiants et pourquoi, quatre mois après, ils n'ont toujours pas été traduits devant le conseil de discipline, en dépit des rapports faits par une centaine d'enseignants 'A. R.
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