
Le syndicat CLA déplore dans un communiqué "la répression" et préconise l'intégration d'au moins 20 contractuels.Les enseignants contractuels ont été sévèrement empêchés, hier, par les services de sécurité dans leur tentative d'observer un sit-in pacifique devant le siège de la présidence de la République, à El-Mouradia. Dans une déclaration rendue publique hier après-midi, le Conseil des lycées d'Alger (CLA) dénonce, en effet, "une répression féroce" des centaines d'enseignants dont le statut tarde à être pris en charge, affluant de plusieurs wilayas vers le siège de la présidence où ils comptaient observer un sit-in pacifique pour revendiquer leur droit d'être intégrés en tant que permanents.Le CLA regrette "un énième" recours à la répression qui aura coûté de graves blessures à plusieurs manifestants alors que des dizaines d'autres ont fait l'objet d'arrestations. Ils ont été, précise le CLA, évacués manu militari et humiliés au vu et au su des passants. Le CLA rappelle que la situation des contractuels n'a que trop duré et que le recours à la rue était leur dernier recours face à la sourde oreille de la tutelle. À en croire le CLA, le nombre des contractuels s'élèverait actuellement à quelque "28 000 enseignants" à travers le territoire national. Soit un nombre plus important que celui de permanents estimés à "20 000". Selon le CLA, le recours au système des concours annuels, privilégié par le département de Nouria Benghabrit, s'avère ainsi insuffisant pour absorber le nombre des contractuels en constante augmentation, alors que le nombre des postes budgétaires attribués par la Fonction publique reste trop limité.Pour en finir avec ce problème qui dure depuis plusieurs années, le CLA revendique l'intégration, d'un seul coup, d'au moins 20 000 contractuels. Le CLA est d'autant plus outré que le "tabassage" des enseignants par les éléments de la police soit intervenu à seulement 24 heures après la signature entre la ministre de l'Education et son homologue de l'Intérieur d'une convention dite "de lutte contre toute forme de violence" au sein ou près des établissements scolaires.La répression des enseignants contractuels a, par ailleurs, soulevé également l'ire de La ligue de défense des droits de l'Homme (Laddh), aile de Me Salah Daâbouz, laquelle leur apporte son "entière solidarité". Dans un communiqué rendu public dans la journée d'hier, la Laddh a confirmé le tabassage et l'arrestation de nombre d'enseignants. Cela, regrette-t-elle, se passe au lendemain de l'adoption de nouvelle Constitution consacrant la protection des libertés individuelles et collectives et la liberté d'expression !Farid Abdeladim
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Abdeladim
Source : www.liberte-algerie.com