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Les élèves pris en otage



La sérénité est loin d'être retrouvée dans le secteur de l'éducation. Alors que des enseignants sont en grève depuis bientôt un mois dans de nombreux établissements, treize syndicats choisissent l'escalade. Ils ont tout simplement décidé d'un boycott administratif, en ne remettant pas les notes du dernier trimestre et en n'assistant pas aux conseils de classes. L'option du boycott des examens nationaux n'est, quant à elle, pas écartée. Elle sera débattue mercredi prochain.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Rien ne va plus dans le secteur de l'éducation. Au moment où dans de nombreux établissements scolaires, des enseignants poursuivent leur débrayage entamé pour certains depuis un mois déjà, treize syndicats du secteur représentant les différents corps, à savoir les enseignants, les directeurs de lycées, les adjoints de l'éducation, les censeurs et les économes, ont décidé de maintenir la pression sur la tutelle.
Réunis mardi au niveau du siège de l'Union nationale des professeurs de l'enseignement et de la formation (Unpef), les treize syndicats ont opté, non pas pour une grève classique, mais pour un boycott administratif à travers lequel ils comptent ne pas remettre les copies des compositions du dernier trimestre ni assister aux conseils de classes. C'est tout simplement un blocage de toutes les opérations devant mener à la clôture de l'année scolaire qui est envisagé.
Une décision prise au terme de plus de dix heures de discussions entre les représentants des treize syndicats et qui la motivent par « la situation de précarité que vivent les travailleurs du secteur, et qui a poussé un nombre d'entre eux à choisir de sortir dans la rue pour dénoncer l'effondrement de leur pouvoir d'achat ».
Les signataires du communiqué expliquent que la non-satisfaction des revendications a poussé les syndicats à choisir d'autres formes de protestation, après la grève des trois jours à laquelle ils avaient appelé les 9, 10 et 11 mai derniers. Le 26 mai prochain, ils comptent organiser un rassemblement devant l'annexe du ministère de l'Education, avant de tenir une réunion à l'issue de laquelle ils pourraient décider du boycott pur et simple des examens nationaux. Quelles sont leurs revendications ' En tête, celles relatives au pouvoir d'achat, le droit à la retraite anticipée, la révision des statuts particuliers, l'intégration des catégories des corps communs dans le secteur de l'éducation et la mise des écoles primaires sous la tutelle de ce dernier, également.
Des revendications qui ont fait l'objet d'une rencontre des syndicats avec la tutelle, mais dont les résultats n'ont pas été jugés satisfaisants par les syndicats.
Face à un climat social des plus tendus, le ministère de l'Education nationale avait été sommé par le président de la République d'ouvrir les canaux de dialogue. Aussitôt dit, aussitôt fait : le ministère de l'Education a lancé un cycle de rencontres marathon avec les partenaires sociaux, afin de tenter de contenir la situation. Une démarche qui ne paie pas pour le moment, puisque, à moins d'un mois du coup d'envoi des examens nationaux, le secteur traverse, une fois de plus, une zone de turbulences qui met sa stabilité à rude épreuve.
N. I.
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