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LES ELECTIONS LOCALES REANIMENT LA SCÈNE POLITIQUE Les partis reprennent du «service»



La scène politique s'emballe à la faveur des élections fixées au 29 novembre prochain, et ce, au bout d'une léthargie presque parfaite au lendemain des dernières législatives.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Depuis peu, en effet, les partis politiques donnent l'impression d'avoir été comme fouettés en se tirant du profond sommeil dans lequel ils étaient replongés, aussitôt la page du 10 mai dernier tournée. Il multiplient les rencontres et les conférences de presse, manière de se signaler et d'être présents. Ceci quoique, il est vrai, l'ambiance est loin de ressembler à celle ayant prévalu à l'occasion des dernières législatives car les deux rendez-vous diffèrent totalement aussi bien dans le fond que dans la forme. En effet, la nouvelle loi électorale fortement contraignante oblige, ce qui est impossible pour beaucoup de partis, anciens et nouveaux, à mailler l'ensemble des circonscriptions électorales, soit les 48 wilayas et les 1541 communes du pays. Cette contrainte semble peser, et lourdement, dans l'ardeur mesurée des divers leaders politiques. Ainsi, à l'exception du FJD de Abdellah Djaballah qui a annoncé le boycott de ce scrutin local, tous les partis politiques, ou presque, y compris le RCD qui était le seul à tourner le dos aux dernières législatives, sont sur les starting-blocks. Et pour ce faire, ce week-end comme ce fut le cas pour les tout derniers, nombre de partis étaient sur le terrain, qui pour annoncer sa participation, qui pour faire le point sur l'état d'avancement de ses préparatifs en prévision de ce rendez-vous. Ainsi, en est-il du cas du FFS dont le premier secrétaire Ali Laskri qui, à l'ouverture, hier, du congrès de la Fédération du parti de la wilaya de Tizi-Ouzou, a insisté sur «l'importance de privilégier les critères de compétence et d'intégrité dans le choix des candidats appelés à une gestion de proximité des affaires publiques». Pour sa part, Amara Benyounès, qui présidait, hier, une session ordinaire du conseil national de son parti, le MPA, a indiqué que ce dernier sera présent dans les 48 wilayas et au niveau des 1 541 communes à l'occasion des locales du 29 novembre prochain. «Nous avons mis en place 48 fédérations auxquelles échoit la responsabilité exclusive d'élaborer les listes électorales. Quant au bureau national, il n'interviendra qu'en cas de litige», a-t-il fait savoir, espérant faire un meilleur score que celui des législatives. Le Parti El Fedjr El Djadid (PFJ) a, quant à lui, composté, hier, son ticket pour les prochaines élections locales à la faveur du quitus des membres de son conseil national réunis, en session extraordinaire. Le président du parti, Tahar Benbaïbèche, affirmera, à l'occasion, que ces élections locales ne sont qu'une étape dans l'objectif du parti et ne représentent pas un objectif principal pour le PFJ». Plus réaliste et au vu de son poids, et ce, malgré son âge, l'ANR se veut prudente quant à l'objectif assigné au mot d'ordre de participation à cette joute. Le secrétaire général du parti, qui animait hier une conférence de presse, se dira conscient des capacités et des limites de son parti. «L'expérience des échéances législatives auxquelles nous avons pris part nous a donné à réfléchir avant de s'engager dans une quelconque course électorale. C'est pour cela que nous préférons aujourd'hui se pencher sur les questions internes du parti et se structurer davantage», affirmera Belkacem Sahli. «Dire que nous avons les moyens d'être présents dans les 1 541 communes du pays, cela nous dépasse pour le moment», tiendra-t-il à préciser. De son côté, le conseil national du parti de l'équité et de la proclamation (PEP) a entériné, hier, sa participation. La présidente du parti dira à l'occasion que si le parti a décidé de prendre part aux prochaines élections, c'est beaucoup plus pour «avoir une expérience plus approfondie de l'organisation des campagnes électorales, faire connaître le parti mais surtout parce que nous sommes convaincus que l'absence de dialogue conduit à des dérives sécuritaires comme cela est arrivé en Syrie». Mme Salhi se dira consciente que «les choses ne vont pas s'améliorer lors des prochaines élections locales, le ministre de l'Intérieur ayant reconnu lui-même que les recommandations de la mission de l'Union européenne pour modifier les conditions de la tenue des élections ne peuvent pas êtres appliquées dans l'immédiat ». Enfin, Mohamed Cherif Taleb, le président du PNSD, a fait part de la décision de son parti de prendre part aux élections locales du 29 novembre prochain. C'était hier à l'ouverture d'une conférence régionale ayant regroupé les coordinateurs de dix wilayas du Centre de son parti. Pour ce faire, la commission de préparation de ces élections locales a été installée. Des élections à l'occasion desquelles le PNSD ne présentera des listes, selon les dires de son président, que dans les wilayas et communes où il a des chances réelles de s'adjuger des sièges.
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