« Un sangsécurisé pour une maternité sans risque» : tel est le thème retenu, cetteannée, par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la célébration de laJournée mondiale du don de sang, coïncidant avec le 14 juin de chaque année, etqui a été officiellement instaurée comme une manifestation annuelle en 2005.Des actions de sensibilisation, destinées à expliquer aux citoyens et auxdonneurs bénévoles le rôle primordial qu'ils peuvent jouer en offrant un peu deleur sang afin de sauver des vies humaines, ont été programmées. Dans cecontexte, la section d'Oran du Croissant-Rouge Algérien (CRA) a organisé unecampagne de collecte de sang au profit des malades de l'hôpital d'El-Mohgoun àGdyel. Une quantité de 30 pochettes de sang a été collectée au cours de cettejournée. «L'opération se poursuivra au niveau des autres localités et communesafin de collecter le maximum de sang pour l'hôpital d'El-Mohgoun», indique unreprésentant du CRA d'Oran. De son côté, le centre de transfusion sanguine ducentre hospitalo-universitaire d'Oran, «reçoit chaque année entre 25.000 et26.000 donneurs, soit une moyenne de 2.000 à 2.500 pochettes de sang par mois,soit un équilibre entre l'offre et la demande», selon une source proche de cecentre. Et d'ajouter que «le sang collecté est destiné en premier lieu aux casd'urgences, ensuite aux malades chroniques et en dernier lieu pour les interventionsprogrammées». «En réalité, pour se procurer une pochette de sang, notammentpour les malades devant subir des interventions chirurgicales, c'est tout unparcours du combattant. Il faut d'abord chercher si quelqu'un de la famille ale même groupe sanguin que vous. Dans le cas contraire, il faut solliciter lesamis, les voisins et... les amis des voisins, ou carrément passer un appel à laradio et même dans les mosquées», nous dit une dame rencontrée à l'hôpitald'Oran. En effet, et selon l'OMS, il faut des dons de 1 à 3 % de la populationpour couvrir les besoins d'un pays. Pour faire face à l'insuffisance du sang etdans le cadre du programme national du sang, il est prévu la création, àl'horizon 2009, de «12 centres régionaux de transfusion sanguine hors centreshospitalo-universitaires (CHU)», en plus de la réalisation, d'ici deux ans,d'établissements de wilayas de sang (EWS) au niveau d'Alger, Oran etConstantine. Par ailleurs et selon le rapport del'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus d'un demi-million de femmesenceintes meurent chaque année dans le monde, dont environ un quart d'unehémorragie. Les femmes enceintes sont l'un des principaux groupes de transfusésdans les pays en développement. Elles sont donc particulièrement exposées à lapénurie de sang et à la contamination par le VIH, l'hépatite B et l'hépatite Cprésents dans le sang non sécurisé. L'hémorragie sévère pendant ou aprèsl'accouchement est à l'origine de 34 % des décès maternels en Afrique, de 31 %en Asie et de 21 % en Amérique Latine et dans les Caraïbes, selon l'OMS. D'autre part, 80 % de la population mondialedoivent se contenter de 45 % des stocks mondiaux de sang. Les pays endéveloppement sont les premières victimes de ce déséquilibre des ressources.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com