
Que se passe-t-il au sein de la Confédération du patronat algérien ' Les dissensions internes continuent et le statut de président de l'organisation de Boualem M'rakech est contesté.Ses détracteurs l'accusent de continuer à monopoliser le pouvoir alors qu'il a fait l'objet d'une procédure de "retrait de confiance". Selon El Hachemi Malaoui et Bensadok Hamouda qui sont passés hier à la rédaction de Liberté, la Confédération du patronat algérien (CAP) dispose d'une nouvelle direction issue d'une assemblée générale extraordinaire tenue en janvier 2016.Selon El Hachemi Malaoui, cette AG se prévaut de l'autorisation du tribunal de Sidi M'hamed. Elle s'appuie aussi sur l'application de l'ordonnance du président du tribunal d'El-Harrach et la présence d'un huissier de justice pour justifier sa légalité et enlever à l'ancien président toute velléité de légalité. Cette AG, ajoute notre interlocuteur, a acté le retrait de confiance de Boualem M'rakech et a permis l'élection d'un nouveau président de la CAP.Une autre décision de justice confirmant ce dernier dans son poste a été rendue publique par la même instance, ajoute notre interlocuteur qui indique qu'en mai 2017, une AGO a également été organisée et a abouti à l'élection de Bensadok Hamouda en tant que nouveau président de la CAP et El Hachemi Malaoui comme vice-président. C'est à ce titre que ces derniers se sont présentés à la rédaction de Liberté. El Hachemi Malaoui a indiqué qu'au mois de févier de cette année, une lettre a été adressée au Premier ministre dans laquelle il lui a été demandé de respecter la décision de justice validant la nomination d'une novelle direction pour cette organisation patronale.Pour rappel, les origines du conflit remontent à 2013.Ce conflit a abouti à une action en justice déposée par les détracteurs de Boualem M'rakech. Cette action en justice a abouti aux blocages des comptes de la CAP. Un blocage qui dure à ce jour. Une situation qui pousse la nouvelle direction de l'organisation à remettre en cause les bilans financiers de l'organisation.Contacté pour voir sa réaction, Boualem M'rakech a tenu à apporter des éclaircissements sur le conflit qui prévaut actuellement au sein de la Confédération en apportant un démenti aux déclarations et à l'attitude de ses détracteurs. Pour commencer, Boualem M'rakech nous a fait savoir qu'il est toujours le premier responsable de la Confédération, suite à une assemblée générale élective tenue avec la présence de 95% des mandants. Ces derniers l'ont reconduit pour un nouveau mandat.Concernant ses détracteurs, il a précisé que ces derniers ont été exclus de la CAP en septembre 2014 par une décision du bureau exécutif national de la CAP. C'est sur la base de cette décision que la cour d'Alger a ordonné, le 13 août 2015, de ne pas reconnaître à M. Sensri le statut de président de la CAP, ajoute Boualem M'rakech.Concernant l'AG qui a abouti a l'élection de M. Sensri à la présidence, Boualem M'rakech a indiqué qu'elle "s'est faite avec 6 personnes qui représente les exclus de la CAP alors que la CAP rassemble 895 adhérents". D'ailleurs, "le tribunal a annulé leur réunion et les a condamnés pour ces faits", a précisé Boualem M'rakech qui a ajouté que "le recours de ce groupe au tribunal civil et pénal s'est soldé par des rejets et même des condamnations".Qualifiant ses détracteurs de "faussaires", Boualem M'rakech a indiqué qu'"il y a, au moins, une dizaine de jugements contre eux". Boualem M'rakech, qui croyait la question définitivement réglée par la justice, s'étonne que la chose soit remise sur le tapis par "des gens qui, pour nuire à la CAP, attaquent son président". Saïd Smati
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Smati Saïd
Source : www.liberte-algerie.com