Alger - A la une

Les discussions reprennent



Reprise des discussions autour de la révision des statuts particuliers des personnels de la santé. Le ministère de la Santé a élaboré un planning pour recevoir les syndicats du secteur, afin de poursuivre le travail interrompu en raison de la contamination au Covid-19 de certains membres de la commission mixte. Hier, c'était au tour du Syndicat national des médecins généralistes de santé publique d'être reçu. Mardi, ça sera celui du SNPSP avant que le SNPSSP ne soit reçu jeudi.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Suspendus après la contamination de certains de ses membres au Covid-19, les travaux de la commission mixte chargée de la révision des statuts du personnel de la santé ont repris hier. Le ministère de la Santé a, en effet, élaboré un planning pour la réception des syndicats du secteur, appelés à formuler leurs propositions.
Hier, c'est le Syndicat national des médecins généralistes de santé publique qui a été reçu. Au centre des discussions, les propositions formulées afin de rectifier les anomalies constatées dans les différents statuts.
La réouverture du dossier de la révision du statut des professionnels de la santé remonte au mois de juin lorsque la commission centrale de suivi des relations avec les partenaires sociaux au ministère de la Santé avait adressé un courrier à treize syndicats du secteur, leur demandant de lui faire parvenir leurs propositions en vue de la révision d'un statut. Jusque-là, la question de la révision des statuts était du domaine du tabou.
Aucun des ministres qui se sont succédé à la tête du secteur de la santé n'avait accédé à la demande des syndicats du secteur en dépit de nombreux mouvements de protestation ayant tous pour point de départ les dysfonctionnements constatés dans les différents statuts.
Dans sa dernière entrevue avec des organes de presse, le chef de l'Etat s'est, une fois de plus, engagé à réviser les statuts du personnel de la santé. De nombreux corps sont en attente de l'ouverture de ce dossier qui fait partie de la plateforme de revendications de nombreux syndicats. C'est le cas du SNPSP, dont le président affirmait, dès l'annonce de la réouverture du dossier, que «l'amendement du statut particulier est, pour le SNPSP, un dossier prioritaire, avec la révision de la classification des différentes catégories du corps médical. Il y a aussi la question de la carrière, le recrutement, mais surtout la titularisation dès le recrutement des praticiens généralistes, puisque jusqu'à présent, ce n'est pas le cas. On continue de considérer les médecins généralistes ou les dentistes recrutés dans la Fonction publique comme des stagiaires. Ils ne sont titularisés qu'après neuf mois et des fois, ça peut aller jusqu'à deux ans. C'est une condition discriminatoire. On veut corriger cette aberration. Il y a également la revendication de la mise en place de la spécialité pour la médecine générale. Il y a aussi le volet de la formation continue. Autre point important : l'accès à la gestion hospitalière qui a toujours existé dans les textes, mais finalement les médecins ont été éjectés, puisque les statuts ont supprimé cette possibilité d'accéder à des postes de responsabilité».
Pour le président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), «les spécialistes sont le corps le plus pénalisé par ce statut. Si on veut régler le problème des spécialistes de la santé publique et les encourager à rester dans le secteur de la santé publique, la première mesure incitative est de rétablir ces spécialistes dans leurs droits, à travers un statut particulier.
L'autre point abordé est la discrimination dans l'imposition. Devant l'impôt, on est égaux. Alors comment justifier que pour des indemnités données par le même ministère, les spécialistes sont imposés à 35% et les hospitalo-universitaires à 10% ' On demande à ce que l'on mette fin à cette injustice». Autant de questions qui feront l'objet de débat avant d'aboutir à une nouvelle mouture.
N. I.
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