
La mise en route prochaine d'un Système d'informations radio (SIR) pour réguler la circulation à Alger puis dans d'autres wilayas, a été bien accueillie par de nombreux opérateurs et usagers de la route. Soulignant nécessaire la rigueur dans l'exploitation de ce système, les mêmes interlocuteurs ont, cependant, estimé que le travail de zone à réaliser en 24 mois facilitera la valorisation des infrastructures routières existantes.Ce à quoi répond l'approche du ministère des Transports Boudjemaâ Talai qui ajoute un autre défi aux nombreux autres qu'il a relevés. Il s'est fixé d'atteindre une meilleure fluidité du trafic urbain, l'amélioration des conditions de fonctionnement des transports collectifs, la réorganisation du stationnement et une meilleure protection des sites d'agréments ou de loisirs. La même approche précise que la réalisation projetée du Système d'informations radio (SIR) sur des fréquences dédiées se caractérise, notamment, par la détermination des sens et des flux de circulation, la spécialisation des itinéraires, la localisation des stationnements. Elle comprend également la coordination des feux, la refonte de la signalisation horizontale et du jalonnement, le réaménagement des carrefours névralgiques, l'organisation de la desserte des sites urbains denses, celle de la livraison des marchandises et de la collecte des ordures ménagères. C'est donc pour bien cerner l'accomplissement de ces missions, que le ministère des Transports a sollicité les Espagnols pour un partenariat. Pour les usagers, il est impératif d'accorder une attention soutenue à toutes les actions entreprises. Ce qui, selon eux, permettrait d'assurer une meilleure visibilité et un fonctionnement normal et efficace des différents moyens de signalisation. Ils ont souligné toute la pertinence des décideurs à adjoindre au ministère des Transports et des Travaux publics. Ce qui aboutirait à une meilleure coordination des travaux de réalisation ou d'entretien de l'infrastructure routière et de la circulation. Il est précisé que l'état alarmant des routes et de la chaussée est à l'origine de l'importante augmentation annuelle de la facture à l'importation de la pièce automobile. La cause en est les fossés, ornières et saignées ouvertes et incorrectement colmatés de la voie routière et ses bordures qui se transforment en véritable gouffre. Ce qui après le passage d'un orage et de quelques véhicules crée de véritables tranchées obligeant les conducteurs à freiner brutalement ou à slalomer causant des collisions. Les dégâts sont souvent considérables car touchant pneumatiques, système de suspension, avant-train, boîte à vitesses, vitrage et mécanismes, entraînant de coûteuses réparations. Et pourtant, les taxes sous une forme ou une autre (vignette, assurances, contrôle technique, amendes...) sont assez élevées pour contraindre les pouvoirs publics à assumer les travaux d'entretien des routes. Dans le SIR, il est aussi prévu de restituer les trottoirs aux piétons. Ces derniers sont souvent obligés d'emprunter la chaussée en dépit de l'état défectueux de ces trottoirs ou de leur encombrement par le stationnement anarchique, diverses marchandises et dépôts d'ordure. S'y ajoutent les terrasses de cafés et le marché informel. Trouver, dans le centre-ville, une place pour stationner sa voiture, relève de plus en plus du parcours du combattant. La recherche d'un emplacement demande parfois plus de temps que la durée même du déplacement. Le spectacle de véhicules de grand gabarit s'arrêtant n'importe où, n'importe comment, et surtout au milieu de la chaussée, au mépris de toute règle de sécurité, sont un quotidien dans toutes les régions du pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A D
Source : www.lnr-dz.com