
La commune a perdu son âme. Elle existait plus du temps où elle s'appelait délégation exécutive communale qu'assemblée populaire communale. La première était offensive, alors que la seconde s'est recroquevillée sur elle-même. Et pourtant, à l'époque, le terrorisme faisait rage dans les communes, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, même si celui-ci n'est toujours pas éradiqué. Les wilayas également étaient plus offensives en termes de recherche de développement du temps des pics du terrorisme que depuis que celui-ci a perdu une bonne partie de sa nocivité. L'offensive pour exister est-elle plus forte face à une menace sur le développement communal et sur l'organisation de la vie en société ' Durant une bonne partie de la décennie 90, avant la reprise du processus électoral, les communes étaient plus communicatives. Elles faisaient la promotion de leurs potentialités de développement, présentaient les bonnes conditions d'accueil sur le plan du foncier, faisaient tout leur possible pour attirer les investisseurs. Pas seulement les communes, les daïras également étaient présentes. Les wilayas organisaient des journées pour présenter leurs potentialités, à Alger même, à l'hôtel El Aurassi. Des journées sur l'investissement, des journées sur l'habitat' Il fallait combattre le terrorisme par la volonté de construire, et celle-ci devait être supérieure à la volonté de détruire. Toujours à l'époque, il y avait eu une innovation. Chaque ministre devrait assumer le suivi de sa wilaya d'origine. Ainsi, toute nécessité d'accélérer par exemple un projet était prise en compte au niveau central dans le cadre interministériel mais qui n'attendait pas beaucoup de temps pour solutionner le problème.
Il était déjà communément admis que l'emploi et le logement, beaucoup plus que le pouvoir d'achat, sont des éléments de sécurité nationale. Sans l'emploi et le logement, les populations perdaient quelque peu la notion de citoyenneté. Le discours était déjà à l'insertion locale par le travail et à l'insertion sociale.
Les populations à l'époque, du fait du dynamisme local, ne se tournaient pas toujours vers le président de la République.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lemaghrebdz.com