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Les couples mixtes algéro-libyens demandent une autorisation d'accès par Debdeb



Les couples mixtes algéro-libyens demandent une autorisation d'accès par Debdeb
Nombreux sont les jeunes de Bordj Omar Driss qui se sont mariés avec des femmes libyennes de Ghadamès et qui se trouvent dans l'obligation de parcourir plus de 2000 km pour pouvoir rejoindre leurs proches via la Tunisie, à cause de la fermeture du poste frontière de Debdeb, situé près du poste frontière libyen de Ghadamès.En fait, et à cause des événements particuliers que vit la Libye, les autorités algériennes ont décidé de fermer ce poste frontalier, autrement dit, aucun Libyen ne peut accéder sur le territoire algérien et aucun Algérien ne peut accéder sur le territoire libyen via Debdeb. Conséquence, des vingtaines de familles et leurs enfants, issus de Bordj Omar Driss se trouvent dans l'obligation de parcourir plus de 2000 km pour pouvoir rejoindre leurs proches via la Tunisie. Le jeune Mohamed Ben Aslaman déclare : «Depuis cette fermeture, nous nous sommes trouvés entre le marteau et l'enclume, on se déplace jusqu'à Oued Souf à 850 km de là pour rentrer en Tunisie, pis encore, on parcourt plus de 600 km sur le sol tunisien pour rejoindre la frontière libyenne avant d'emprunter environ 400 km pour nous retrouver à Ghadamès !»«Alors qu'il nous suffit de parcourir juste 500 km à partir de Bordj Omar Driss pour rejoindre nos familles à Ghadamès si le poste frontalier venait était rouvert.» et d'ajouter : «Même si ma femme rentre à Ghadamès via Debdeb, moi il me faut un détour de 1 850 km pour pouvoir la rejoindre, car sa sortie est interdite via Debdeb ! Vraiment on souffre beaucoup et je lance une demande aux autorités du pays de trouver une solution à notre cas.»Pour sa part, Sid Ali Biga ajoute :«Nous ne savons plus à quelle porte frapper pour régler notre problème, car même si nos femmes rentrent via Debdeb, nous, les maris, sommes obligés de faire le tour du monde avec nos enfants pour les rejoindre via la Tunisie.» Et d'ajouter : «Moi, personnellement, ma femme n'est pas rentrée chez ces parents depuis 2011, sauf s'ils viennent ici au Bordj en cas de mariage ou autres occasions.»Pour Ahmed Ben Ali, «les mesures sécuritaires visant à garantir la sécurité de nos frontières sont les bienvenues, mais nous demandons juste qu'ils nous autorisent à accéder en Libye via le poste frontalier de Debdeb afin de mettre un terme à notre souffrance et de pouvoir rejoindre nos proches dignement».
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