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Les corps communs du secteur dans l'expectative Santé



Les corps communs du secteur de la santé affilié au SNAPAP menaçaient vendredi dernier de lancer un préavis de grève, faute d'engagement écrit de la part de la tutelle quant à la prise en charge de leur plateforme de revendications établie en 2008.
Le ministère de la Santé avait demandé au syndicat jeudi dernier de dépêcher un émissaire afin qu'il s'enquiert des avancées sur le dossier. Cependant, le syndicat n'avait reçu qu'un engagement oral et suite à la déception que cette démarche avait suscitée, il avait décidé de tenir une réunion dimanche dernier afin d'évaluer la situation et déposer éventuellement un préavis de grève.
Hadj Saïd Abderrahmane, SG chargé de l'organique à l'hôpital Salim-Zemirli d'Alger, nous a indiqué hier que cette réunion s'est bien tenue en présence des membres de l'union de la wilaya d'Alger et que le préavis de grève n'avait pas été déposé car, entre-temps, la tutelle a lancé «une initiative pour apaiser les tensions et faire preuve de disponibilité». «Je pense que le ministère a entendu notre appel à travers les colonnes de la presse. Dimanche, nous avons reçu un fax qui stipulait que la tutelle allait organiser des ateliers de travail du 31 décembre au 3 janvier et ce, en s'appuyant sur deux commissions :
l'une composée des membres du syndicat et l'autre des émissaires du ministère. Les commissions devraient dégager des solutions pour venir à bout de ce conflit», nous a-t-il dit, ajoutant que le syndicat est prêt à faire des concessions sur les points qui concernent les travailleurs tous secteurs confondus mais pas en ce qui concerne la santé. Nous serons intraitables en ce qui concerne l'augmentation des salaires ainsi que celle de la prime de garde et de contagion. A mon avis, elles doivent être évaluées dans une fourchette comprise entre 8000 et 12000 DA, selon la fonction du travailleur au sein du secteur et ce, conformément à l'inflation.
J'estime que dans notre pays, l'argent n'est pas un problème. C'est plutôt sa gestion qui en pose un. Aussi, nous ne négocierons pas sur l'intégration des personnels qui travaillent à l'heure ainsi que celle des contractuels qui sont environ 24000 sur tout le territoire», nous a-t-il précisé.
Le préavis de grève reste une option tangible
Selon lui, ces ateliers sont les bienvenus car ils permettent la poursuite du dialogue avec la tutelle et aussi d'apaiser, pour le moment, la base militante qui ne jure que par la grève, faute de voir son quotidien se détacher de la précarité. Cependant, il estime que le facteur temps ne joue pas en faveur des travailleurs. «Nous espérons que la démarche du ministère ne s'apparentera pas à une perte de temps.
Que ce ne soit pas une énième commission qui n'aboutira à aucune solution faute d'entente, car nous estimons avoir perdu suffisamment de temps depuis 2008 et notre grève du mois de septembre dernier. Je ne doute pas de la bonne foi des responsables syndicaux qui 'uvrent à défendre les droits des travailleurs, mais la pression des militants se fait de plus en plus forte et en tant qu'acteur de terrain, tous les jours,
je dois leur rendre des comptes. Le préavis de grève est une option qui est toujours sur la table si les travaux des deux commissions n'aboutissent pas dans l'intérêt des travailleurs», a-t-il affirmé. Hadj Saïd Abderrahmane nous a indiqué que ce jeudi les travaux des deux commissions devraient se clôturer et être l'occasion pour son syndicat de faire un bilan des avancées conduites ou au contraire des obstacles et divergences auxquels ont été confrontés les participants.
Notre interlocuteur n'a pu nous délivrer des informations sur la teneur de ces ateliers, mais il juge qu'ils devront dégager des résultats à la hauteur des attentes des militants, et ce, afin d'éviter le débrayage.
«La tutelle ne nous a pas encore délivré de calendrier. Jeudi, avec la fin des travaux, nous devrions en savoir plus. Nous sommes satisfaits que la tutelle ait décidé de s'investir plus amplement dans le dossier.
Il faut noter qu'en tant que syndicalistes, nous ne cherchons pas à faire monter les enchères ni à organiser le débrayage systématique. Au contraire, nous recherchons des solutions constructives, qui mèneront à l'amélioration du secteur, des conditions de vie de nos travailleurs et ce, sans que nos patients aient à en pâtir, car nous sommes conscients des responsabilités qui nous incombent», nous a-t-il dit, ajoutant que le Snapap 'uvrait également à structurer et restructurer ses sections, et ce, afin de défendre les droits du plus grand nombre d'actifs.
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