Alger - A la une

"Les conditions ne sont pas réunies"



Invitée hier sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, cette élue du FFS estime que cette élection intervient dans un contexte politique national des plus délétères.«Les conditions d'une véritable représentativité sociale et politique sont inexistantes et ne sont pas réunies», a affirmé Salima Ghozali, députée et conseillère de la direction nationale du FFS. Invitée hier sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, cette élue du FFS estime que cette élection intervient dans un contexte politique national des plus délétères. «Notre combat est de pousser le système dans sa globalité à aller vers la réunion de ces conditions d'opérabilité de la démocratie et de la représentativité sociale et politique dans notre pays», a-t-elle appuyé. Interpellée sur le recul du parti en termes de liste de candidatures présentées uniquement dans 29 wilayas, la représentante du vieux parti d'opposition, refuse de parler de recul. «Je ne dirai pas que c'est un recul, on a subi la conjoncture de la même manière que les autres partis», a-t-elle affirmé en précisant que le parti est présent dans les grandes agglomérations et les villes. Bien au contraire, elle a fait savoir que le parti a réussi à s'imposer même en dehors de son bastion traditionnel en présentant des listes APW à Guelma, Annaba, Chlef et
El Bayadh.
Le FFS a présenté des listes de candidatures aux locales à travers les 29 wilayas avec 366 listes. Le FFS a présenté deux têtes de listes APW femmes pour Alger et Oum El Bouaghi et une femme tête de liste APC à Tizi Ouzou. Connaissant parfaitement le terrain, Salima Ghezali reconnaît que ce n'est pas facile pour une femme de s'investir en politique avec des conditions générales et le combat suicidaire mené contre le politique. «Les têtes de listes femmes ont beaucoup de mérite», a-t-elle avoué. L'hôte de la radio a insisté avec force sur l'importance d'un consensus national dans toute démarche pour édifier un Etat de droit. La loi sur la représentativité des partis doit faire, selon elle, l'objet d'un débat démocratique qui impliquera toutes les parties politiques. Pour elle-même une bonne idée si elle n'est pas issue d'un consensus n'aura pas un environnement adéquat pour sa mise en place. Nous voulons une deuxième République pour qu'elle soit bâtie sur des fondements solides. La Première République a failli dramatiquement dans les années 1990 par le sang et maintenant avec l'économie. Il est temps que ceux qui pensent et croient et sont convaincus être les seuls à détenir le patriotisme, comprennent que le patriotisme c'est de faire avec ses compatriotes. Revenant sur le slogan de campagne choisi par le parti, cette élue d'Alger a affirmé que la sortie de crise ne peut se faire qu'à travers la solidarité au niveau local, entre les couches sociales, les corporations. «Le FFS tente de construire des solidarités de dialogue, d'amélioration des conditions de vie, basées sur la concertation et non pas sur la conflictualité», a-t-elle soutenu.
Pour elle, le FSS s'inscrit dans la perspective de construction et non pas dans la perspective du spectacle et il ne veut plagier personne, notamment celui qui pense se donner des ailes pour construire le pays. Au sujet de l'abstention qui promet d'être élevée, Ghozali pense que la responsabilité n'incombe pas aux partis seuls. «Il y a un travail de démantèlement, un travail de sape qui est fait de l'action politique, qui a commencé par le fait d'envahir la scène politique avec des partis créés de tout bord», a-t-elle expliqué avant d'ajouter: «Les partis politiques sont une partie intégrante de toute construction d'un Etat moderne, sinon on fera mieux de laisser la place aux commerçants».
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