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Les clubs privilégient les stages à l'étranger !



Les clubs privilégient les stages à l'étranger !
Visiblement, les clubs de football algériens ne semblent pas concernés par la crise que vit actuellement le pays en raison de la chute vertigineuse des cours de pétrole. Une situation qui contraint le gouvernement à imposer la politique de l'austérité et des restrictions budgétaires dans différents secteurs afin de diminuer les dépenses. Néanmoins, cette stratégie ne semble pas du tout toucher le football national, notamment les clubs professionnels qui privilégient des destinations hors frontières pour envoyer leurs équipes respectives s'y préparer. En effet, même si l'entame de la préparation se fait généralement en Algérie, histoire de clôturer l'opération de recrutement et boucler définitivement les effectifs, les clubs algériens font leurs valises lors de chaque intersaison pour effectuer leurs stages ailleurs qu'en Algérie. C'est le cas du champion d'Algérie en titre, l'USM Alger, qui a rejoint la France, plus précisément Saint-Brieuc, et du MC Alger, qui est à pied d'?uvre à Wisla (Pologne), qui ont opté pour le Vieux continent pour peaufiner leur préparation. Ce sera aussi le cas de la majorité des clubs de Ligue 1, voire même de Ligue 2 qui rejoindra la Tunisie. On peut citer entre autres la JS Kabylie, le MO Bejaïa, le NA Hussein-Dey, le MC Oran, la JS Saoura, le RC Relizane. Pour sa part, le CR Belouizdad, qui rejoindra Tlemcen pour son premier stage, enchaînera juste après par un second regroupement au Maroc, plus précisément sur les hauteurs d'Ifrane, comme ce fut le cas l'année dernière. Idem pour plusieurs autres formations de l'antichambre de l'élite qui préfèrent se préparer sous d'autres cieux. Des responsables de clubs avec qui nous avons abordé le sujet argumentent leur choix d'opter pour un pays étranger par le fait que l'Algérie ne dispose pas encore d'assez de centres de préparation de haut niveau à l'instar des pays européens ou de nos voisins tunisiens et marocains. Même le problème de sparring-partners ne se pose pas puisque beaucoup d'équipes de différentes nationalités se retrouvent dans le même pays et à la même période pour s'y préparer, d'où la possibilité d'organiser plusieurs rencontres amicales. Mais quand les moyens matériels et financiers ne le permettent pas, comment peut-on concrétiser une action qui portera sans aucun doute atteinte à la trésorerie du club déjà ruiné par les dépenses faramineuses engendrées par la masse salariales et autres ' D'ailleurs, nos présidents de club ont pris la mauvaise manie de dépenser sans compter dans l'opération de recrutement et lors de ces stages à l'étranger pour ensuite se lamenter juste après l'entame de la nouvelle saison en criant sur tous les toits que les caisses sont vides ! Déficitaires sur toute la ligne, les sociétés sportives par actions (SSPA) n'arrivent toujours pas à s'autofinancer après six saisons de professionnalisme. Nos clubs, voire nos présidents continuent de limiter leur rôle à de simples « budgétivores » en restant bien loin de cette réalité difficile que vit le pays.
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