A quelques jours seulement de la clôture du mercato hivernal, les clubs des Ligues 1 et 2 des deux championnats professionnels font toujours leur marché afin de mettre la main sur les joueurs susceptibles de leur apporter le plus pour la seconde manche du championnat, qui s'annonce difficile pour bon nombre d'équipes.
Si la plupart des formations sont sur le point de boucler leur recrutement, si ce n'est pas déjà fait, il faut savoir que le bureau fédéral de la Fédération algérienne de football, mais également la Ligue de football professionnelle avaient mis des restrictions quant à l'engagement des joueurs. Et parmi ces restrictions, c'est le refus de qualifier les joueurs en cas où les clubs n'auraient pas réglé leur contentieux financier avec ses anciens joueurs. Et dans ce, elles sont nombreuses les formations qui ont des dettes envers d'anciens joueurs. Nullement intimidés, par ces menaces, les clubs ont continué à faire leur «marché» comme si de rien n'était. Une situation qui a fait sortir le président de la LFP, Mahfoud Kerbadj de ses gangs. Ce dernier est même allé jusqu'à jurer qu'aucun joueur ne serait transféré si le club «incriminé» n'a pas apuré ses dettes envers les joueurs ayant porté ses couleurs par le passé. Officiellement neuf clubs étaient concernés par cette mesure. Il s'agit du MC Oran, CS Constantine et l'AS Khroub pour la Ligue 1, et l'US Biskra, RC Kouba, MO Béjaïa, CAB Bou-Arrèridj, USM Annaba, MO Constantine et l'O Médéa. Mais tout le monde sait aujourd'hui que la liste est plus longue puisque beaucoup d'autres clubs n'ont pas à ce jour honoré leur engagement financier envers leurs anciens joueurs. Qui aura le dernier mot ' Habitués à toujours faire marche arrière lorsqu'il s'agit d'appliquer de nouvelles mesures, les clubs ou bon nombre d'eux ne se sentent pas du tout inquiétés par l'épée de Damoclès, qui pèse sur leurs têtes. Il n'y a qu'à décortiquer les propos du coordinateur de la section football du SSPA/MC Alger, Omar Ghrib. Ce dernier estime que pour ce qui est du MC Alger et les dettes contractées par le CSA du temps du président Sadek Amrous envers les joueurs, elles devraient être payées par ce dernier, qui est toujours le président du CSA et non pas par SSPA/MC Alger. Et il faut dire qu'il n'est pas le seul à penser ainsi, car beaucoup de clubs soutiennent les propos du responsable mouloudéen. Toutefois, ce n'est pas du tout l'avis du président de la Ligue du football professionnel, Mahfoud Kerbadj. Ce dernier avait affirmé lors d'une récente intervention sur les ondes de la chaîne I de la Radio nationale que les clubs devraient honorer leur engagement. Il a même déclaré, à cet effet : «On avait même peur qu'un club comme l'US Biskra ne puisse pas régulariser sa situation vis-à-vis des joueurs, mais celui-ci a réussi à assainir sa situation à 99%. Il en est de même pour le MC Oran.» Le président de la LFP a réitéré, une fois encore, qu'aucune exception ne serait faite à aucune équipe et les clubs qui ne s'acquittent pas de leurs dettes envers les joueurs qui ont défendu leurs couleurs par le passé. Dans cette bataille qui ne dit pas son nom, les clubs misent comme toujours sur les mêmes stratagèmes à savoir l'usure, qui leur a permis, à chaque fois, d'avoir plus d'une fois le dessus sur les instances du football algérien par le passé. Serait-il de même pour cette fois-ci encore ' Attendons pour voir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled M
Source : www.lnr-dz.com