Le collectif des clients spoliés de la banque Khalifa, ne se fait pas
d'illusion sur une extradition proche de l'ex- magnat Abdelmoumen Khalifa. Pour
le collectif ce n'est ni plus ni moins qu'un nouvel épisode dans le long
feuilleton de «l'impossible extradition de Khalifa».
Dans un communiqué rendu public,
hier, les représentants des clients spoliés de la banque, affichent clairement
leur pessimisme, s'appuyant sur les déclarations de la nouvelle avocate de
Abdelmoumen Khalifa. «En attendant Godot, c'est ainsi que l'on pourrait
illustrer le feuilleton de l'impossible extradition du dénommé Moumen Khalifa.
Sa nouvelle avocate l'a bien signifié: il existe encore plusieurs possibilités
de recours et les victimes de l'escroc agréé par l'Etat ne risquent pas de le
voir de sitôt devant un tribunal algérien» lit-on dans ce communiqué.
Les rédacteurs du document
signalent en outre que «certains de ces victimes s'étonnent du silence fait
autour du devenir du directeur de la banque d'Algérie de l'époque Abderahmane
Karamane, inculpé dans cette affaire et actuellement en fuite et pour lequel il
faudrait déployer la même poussive énergie en vue de son extradition….».
Pour le collectif, ce «feuilleton
autour d'une impossible extradition n'intéresse en aucun cas les milliers de
victimes d'une escroquerie ayant impliqué des responsables au plus haut
niveau…» Les client spoliés de la banque Khalifa, concluent leur communiqué en appelant
le premier magistrat du pays à intervenir afin de rendre aux clients leurs
biens. «Sachant tout cela en fin connaisseur de la société dont il est le
premier magistrat, le président de la République s'était engagé à plusieurs
reprises à rendre leur bien à des citoyens qui avaient confié sans crainte
leurs économies à un banquier qui venait d'être désigné manager de l'année et
récompensé devant les caméras de la télévision publique par leur président….»
conclut le communiqué.
Pour rappel, le ministère de
l'Intérieur britannique a donné son feu vert mercredi dernier à l'extradition
vers l'Algérie de Rafik Khalifa, mais sa décision de faire appel lui permet
d'éviter un transfèrement dans l'immédiat. Une porte-parole du ministère de
l'Intérieur, avait indiqué qu'une lettre exposant les raisons de cette décision
a été envoyée aux avocats de Rafik Khalifa.
Ce dernier s'est réfugié à
Londres en 2003 quand a éclaté le scandale financier de la Khalifa Bank et de
plusieurs autres entreprises de son empire. Il a été arrêté le 27 mars 2007 au
Royaume-Uni dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen émis par le tribunal de
grande instance de Nanterre, près de Paris. Anita Vasisht, l'avocate de M.
Khalifa, a annoncé son intention de faire appel de la décision d'extrader son
client, ce qui suspendra la procédure. «Nous allons faire appel», a-t-elle
déclaré à l'AFP, précisant que le délai pour interjeter appel est de 14 jours.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com