Les options de stockage sont, en «temps
normal» un important paramètre de régulation dans la distribution. Sous tension
sur les prix, sur la disponibilité des produits, l'enjeu de l'optimisation de
la chaîne de distribution en devient essentiel pour les entreprises. Et lorsque
cela concerne, comme c'est le cas en Algérie, les produits à large
consommation, ce sont les pouvoirs publics qui ont intérêt à un fonctionnement
sécurisant de la chaîne. Hasard de calendrier, une journée d'études d'Ernest
and Young traite
du sujet ce jeudi.
La gestion du circuit de distribution est
au cÅ“ur d'une journée d'études ce jeudi à Alger. Le cabinet conseil
international Ernest and Young boucle avec ce thème sa série de rencontres
professionnelles sur le management de la Supply Chain, qui a eu un écho
appréciable chez les entreprises algériennes, grandes et moins grandes, en
butte avec des « goulots d'organisation » de plus en plus préjudiciables à la
planification de leurs tâches. Un hasard de calendrier a voulu que le thème,
prévu depuis de longs mois, se fonde en bonne partie dans les préoccupations
d'une actualité brûlante. Les incidences d'un bon circuit de distribution sur
les prix finaux et sur la disponibilité en temps et en lieu des produits ne
sont pas un enjeu lointain de ce qui a accaparé la scène nationale autour des
émeutes de jeunes du début du mois. La rupture d'approvisionnement des
boulangers à cause d'un problème en aval entre minotiers et distributeurs est
une des illustrations de l'heure. De même la question du niveau des stocks qu'il
convient de conserver dans le cas des produits finis, est une autre question
qui interpelle les distributeurs et les producteurs. Le sur-stockage n'est pas
seulement un risque coût. Le pillage de très nombreux dépôts de biens
électroménagers – Samha entre autres – sont venus rappeler combien il convient
de bien situer son niveau de stockage, mais aussi d'en bien choisir la
répartition géographique. Le produit au bon endroit implique aussi une économie
de coût, une restriction des marges sur la chaîne des intervenants… et au bout
une maîtrise plus grande du prix final. La journée d'études d'Ernest and Young
est orientée « satisfaction client ». Il s'agira beaucoup du dernier maillon de
la chaîne avec le service après-vente. Elle tentera, avec les représentants des
entreprises conviées, de répondre aux nombreuses questions que se posent les
responsables réseaux : faut-il aller toujours au plus près du consommateur et
multiplier les plate formes régionales de distribution ? Faut-il privilégier
une qualité de service à distance ? Comment organiser sa flotte de distribution
? La thématique du jour traitera de la capacité de l'entreprise à maintenir la
relation avec sa clientèle au-delà même de l'acte de vente. Ce qui, tout le
monde en convient, n'est pas encore répandu dans les pratiques des entreprises
algériennes. Cette focale sur le segment des circuits de la distribution sera
l'occasion de sérier, avec les experts de Ernest and Young et les entreprises
présentes, les bonnes expériences pour la gestion du service après-vente, de la
« reverse logistique » et de la traçabilité des produits.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Nadia Hachelef
Source : www.lequotidien-oran.com