Les cheminots ont gelé hier leur grève. Selon Djamel Bechikhi, chargé de
la communication à la fédération nationale des cheminots, cette décision a été
prise suite à l'accord donné par la direction de la SNTF de prendre en charge
les revendications des cheminots. Bechikhi a indiqué que «le trafic commence déjà
à reprendre et les trains de banlieue ont déjà commencé à circuler».
Le directeur des ressources humaines à la Société nationale des
transports ferroviaires (SNTF), M. Noureddine Dekhli, a affirmé, pour sa part,
que la reprise totale du trafic ferroviaire se fera «dès ce soir (hier ndlr),
au plus tard demain (aujourd'hui) matin».
Le même responsable a déclaré que la direction de la SNTF prendra en
charge les revendications des cheminots, notamment celle concernant
l'application de l'article 52 de la convention collective, avec effet
rétroactif à partir de janvier 2010 sur les augmentations qui en découleront.
«Les négociations de la convention collective (qui démarreront aujourd'hui)
avec la FNC prendront en compte l'application de l'article 52", a assuré
le directeur des ressources humaines.
Il a également assuré que la convention collective de branches concernant
les cheminots sera prête avant le 31 mai, au même titre que les autres.
En plus de l'application de l'article 52, il s'agira de négocier d'autres
indemnités réclamées par les cheminots, a encore précisé M. Dekhli.
Hier matin le trafic ferroviaire était toujours paralysé. Les délégués
syndicaux mandatés par les cheminots et les membres de la cellule de crise se
sont rassemblés, devant la direction générale de la SNTF à Alger, pour exiger
des garanties. La direction de la SNTF a refusé de publier un communiqué (selon
les délégués syndicaux, il est entre les mains du DG) avant que les cheminots
ne reprennent le travail, assurant au moins un service minimum, ne serait-ce
qu'un train. «Nous voulons simplement des garanties, la signature d'un
protocole d'accord dans lequel la direction s'engage à appliquer l'article 52
de la convention de branche signée entre les deux parties en 1996, stipulant
qu'aucun cheminot ne doit avoir un salaire inférieur au SNMG, la revalorisation
des salaires des cheminots et la réactualisation des conventions collectives».
Les grévistes se sont par ailleurs insurgés contre les principaux dirigeants de
la fédération UGTA, après que ces derniers eurent procédé à la fermeture de
leur bureau devant les délégués syndicaux.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com