Alger - Revue de Presse

Les chauffeurs de taxi font marche arrière



Pas de grève pour la rentrée L’Assemblée générale des chauffeurs de taxi, qui s’est tenue hier au siège de l’UGCAA, a permis aux représentants de la corporation de revenir, encore une fois, sur les problèmes auxquels ils font face depuis des années déjà. De prime abord, les chauffeurs de taxi ont évacué l’idée d’une grève pour cette rentrée, grève qui était dans l’air depuis quelque temps déjà, mais renvoyée aux calendes grecques pour éviter d’éventuels dérapages. Le président de bureau de l’Union des chauffeurs de taxi, Aoudia Ahmed, devait ensuite retracer la genèse des problèmes de la corporation, problèmes ayant débuté durant les années 90 avec la cessation du paiement des impôts. Ce problème a pesé, selon lui, lourdement sur leurs rendements. «Et pour preuve, l’administration fiscale applique depuis des années une imposition réelle sans pour autant prendre en considération la précarité de notre situation», lance-t-il à l’assistance en ajoutant: «Nous demandons qu’une tarification forfaitaire soit appliquée, comprise entre 1.500 et 2.000 dinars.» Pour lui, « la solution existe, mais les instances concernées refusent d’écouter «. C’est pourtant simple, dira-t-il, «il faut décréter une amnistie fiscale générale pour l’ensemble des 145.000 chauffeurs de taxi» qui se sentent délaissés par l’administration qui refuse, selon eux, de régler leurs problèmes. Les chauffeurs de taxi continuent donc de demander à l’administration d’effacer les ardoises lourdes accumulées pendant la dizaine d’années de crise où «personne n’a réellement travaillé de façon continue». L’autre problème évoqué porte sur le statut de la profession. «C’est la solution pour nos problèmes», estiment-ils en soulignant qu’ils ne savent actuellement pas sur quel pied danser face à une administration récalcitrante. «Nous ne sommes répertoriés dans aucun registre. Nous ne sommes ni sur la liste des commerçants ni sur celle des artisans», disait-on dans la salle. Par ailleurs, le problème du stationnement a été encore une fois évoqué. Alger, par exemple, manque de façon flagrante de stations de taxis, la plupart ayant été supprimées ou transformées. De plus, explique-t-on, les chauffeurs de taxi continuent de faire les frais des clandestins qui leur livrent la plus déloyale des concurrences, «sans avoir à payer un sou aux impôts»...
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