
Un sit-in du Bureau national des censeurs des lycées a été empêché, hier à Alger, par les forces de l'ordre. Des censeurs venus de 35 wilayas du territoire national se sont réunis, hier, devant le siège du ministère de l'Education nationale.Ce sit-in a été précédé par un préavis datant du 24 juillet, ce qui rend la manifestation «légale». Des représentants du syndicat qui se sont présentés, hier, à notre rédaction, suite à l'interdiction de leur manifestation, ont dénoncé «le fait d'empêcher une action de protestation légale», regrettant le comportement qui leur a été destiné. De ce fait, les délégués du syndicat des censeurs ont signalé qu'ils ont été poursuivis par «les forces de l'ordre, par la suite, des personnes participantes ont été évacuées à l'hôpital suite à l'évanouissement de certains». Les protestataires ont indiqué qu'ils ont envoyé trois demandes d'audience à la ministre, Nouria Benghebrit, datant du 12 février, le 9 mai et le 10 juillet, sans avoir eu de réponse d'aucune des trois lettres transmises. Les syndicalistes ont expliqué que le sit-in d'hier devant le ministère de tutelle était dans le but de transmettre leurs doléances. En outre, les représentants du syndicat ont présenté une déclaration nationale de leur Bureau, signée par le coordinateur général national, Boulemaâch Fahim. Dans ce document, ils demandent de «réhabiliter leurs droits suite à la manière avec laquelle le sit-in a été empêché», notamment «pour confirmer qu'ils tiennent toujours à leurs doléances», et enfin ils demandent «d'ouvrir le dialogue avec les représentants du syndicat des censeurs». Il faut savoir que ce syndicat a été créé le 27 février de l'année en cours, et il est affilié au Syndicat national des travailleurs de l'éducation nationale. Les membres du Bureau de la Coordination nationale des censeurs des lycées se sont réunis le 5 mars 2016 au siège du Syndicat national des travailleurs de l'éducation. Lors de cette réunion, les membres du Bureau ont dénoncé «des déséquilibres et des dysfonctionnements, compte tenu de la loi fondamentale relative aux travailleurs du secteur de l'éducation 315/08, rectificative et complémentaire à la loi 240/12», selon la déclaration nationale du Bureau. Parmi les revendications des membres, figurent la rebaptisation de la fonction de censeur, en tant que «directeur des études» et l'affiliation des censeurs dans le secteur administratif plutôt qu'éducatif.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zahra Kefane
Source : www.lnr-dz.com