Le plus important, c'était de ne pas perdre. Les joueurs de la JS Kabylie avaient bien l'intention samedi de tenir le choc au stade du 20-Août face à une équipe du CR Belouizdad qui était devenue leur véritable bête noire depuis plusieurs années.
Plus concentrés que leur adversaire, les hommes de Nacer Sandjak ont pu arracher un nul précieux lors de ce court déplacement à la capitale, ce qui leur permet de rester invincibles depuis six matches en Ligue 1.
Mais les canaris doivent une fière chandelle à leur gardien de but Malik Asselah qui les a sauvés d'une défaite certaine sans que personne ne trouve à redire.
En effet, battu à la 29e minute sur un magnifique coup franc botté par Mehdi Benaldjia et dont il ne pouvait absolument rien, le gardien kabyle a évité juste après le 2-0 lorsqu'il a gagné son duel avec l'attaquant international Islam Slimani. C'était le premier grand tournant de la partie, puisque sur l'action qui suivit, la JSK rétablit la marque sur un but plein d'opportunisme signé Mokdad (35'). Libérés par cette égalisation, les Jaune et Vert vont tout de même subir le match en deuxième mi-temps jusqu'à commettre des fautes en défense dont une sur une main décollée d'un défenseur à l'intérieur de la surface de réparation.
Il restait à ce moment précis de la partie encore vingt-cinq minutes à jouer et c'est là que l'ancien husseindéen va enfiler une nouvelle fois son costume de sauveur pour s'interposer devant le même Slimani, décidément dans un jour sans. «Asselah a été décisif. il nous a été d'un grand apport aujourd'hui», a reconnu à la fin du match son coach Sandjak qui était heureux de la prestation de l'ensemble de ses joueurs face au CRB. «Ce n'est toujours pas évident de prendre un point au CRB au 20-Août.
C'est une très belle équipe qui, en plus, est bien rodée après une série de matches consécutifs. On aurait aimé les affronter un peu plus tard lorsqu'ils auront été fatigués par l'enchaînement de matches, mais bon, nous avons pris un bon point ici. Mes joueurs ont montré qu'ils avaient du mental à travers leur réaction après le but du CRB. Ils sont restés lucides et calmes.
Cela leur a permis de revenir rapidement dans le match. Malgré le pressing de notre adversaire, mon équipe a su bien gérer la suite de la partie. Elle aurait même pu prétendre à un hold-up parfait dans le dernier quart d'heure de la rencontre puisque nous avons eu un ballon sur la transversale», analyse l'ex-sélectionneur national.
Bouali se plaint déjà de la fatigue
Cinq nul et une défaite. Cela faisait longtemps que le CRB n'avait pas fait preuve d'autant de fragilité à domicile. En concédant une nouvelle contre-performance au stade du 20-Août samedi face à la JSK, le Chabab a hypothéqué sérieusement ses chances de remonter sur le podium puisqu'il lui faut sept points pour passer devant le Mouloudia d'Alger, l'actuel troisième du classement.
Mais Fouad Bouali, lui, n'en fait pas un drame. Le coach des Rouge et Blanc, qui a réussi depuis sa venue à Belouizdad, à redonner une âme à son équipe, a justifié encore une fois ce nouveau nul à domicile par la fatigue qui commence déjà à avoir raison de son équipe suite à l'accumulation des matches. «Nous avons joué contre la JSK et contre la fatigue. Il ne faut pas oublier que mon équipe a disputé ces derniers temps une série marathonnienne à raison de deux matches par semaine.
Et comme le groupe n'a pas eu à effectuer de prérapration physique digne de ce nom à l'intersaison, et au mercato, cela commence à se faire sentir où les joueurs peinent à suivre le rythme endiablé des matches enchaînés les uns après les autres», s'est plaint d'ailleurs le driver du CRB qui affirme n'avoir aucun reproche à faire à ses joueurs. «ils ont fait de leur mieux.
On aurait pu gagner, mais quand on est fatigués, on perd notre lucidité devant les buts, ce qui explique les nombreux buts que nous avons ratés face à la JSK dont un penalty qui aurait pu changer le cours de la partie. Mais, on ne va pas se lamenter sur notre sort.
On doit vite oublier ce mauvais résultat et penser à rebondir. Heureusement que nous disposons de dix jours pour recharger nos batteries. On en a vraiment besoin, surtout que les joueurs sont au bout du rouleau», a déclaré Bouali.
Ce dernier, qui est rentré juste après le match chez lui à Tlemcen pour rester au chevet de son père malade, n'a cependant pas apprécié le comportement d'un groupuscule de supporters qui s'en est pris à ses joueurs à la fin de la partie.
«Je suis indigné par l'attitude de certains de nos supporters qui ont accablé mes joueurs à la fin du match par des insultes. C'est vraiment regrettable de leur part, car mes joueurs font de leur mieux pour gagner des matches.
Après tout ce sont des humains, pas des machines. Ils ont besoin qu'on continue à les soutenir, pas à leur saper le moral», regrette-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O M
Source : www.letempsdz.com