On apprend auprès de l'inspection de l'unité d'Oran d'Algérie Télécom,qu'aucun vol de câbles n'a été enregistré depuis le démantèlement d'unimportant réseau de récupération de déchets ferreux, en novembre 2006, dans unentrepôt du Douar Boudjemâa. Ce recul des actes de vandalisme, qui ont ciblé notamment les réseaux deSonelgaz et d'Algérie Télécom, s'expliquerait également par les nouvellesrestrictions imposées par les pouvoirs publics en matière d'exportation desmétaux ferreux et non ferreux, notamment à destination du marché européen. Au plandu préjudice financier causé à AT, la facture du seul premier semestre 2006 aété estimée à plus de 8 millions de dinars. Cette facture s'est alourdie durantles 10 premiers mois de l'année passant à 41 millions de dinars. Ceci sansparler du montant des réparations des différents réseaux endommagés, notammentdans la périphérie de la ville d'Oran. Plusieurs cas de vols ont été à l'époquesignalés, comme celui de Aïn El-Beïda où les 2.000 abonnés de la localité sontrestés sans téléphone pendant plusieurs jours. Pour rappel, en 2005, les services d'Algérie Telecom ont fait état dequelque 80 cas de vols de câble, qui se sont traduits par un préjudicefinancier de plus de 30 millions de dinars. Le nombre de vols, est-il souligné,est ainsi monté en flèche (106 cas supplémentaires) et ce, avant même quel'année 2006 se soit achevée. A Algérie Télécom, on restepersuadés que certains opérateurs spécialisés dans l'exportation des métauxferreux s'approvisionnaient directement auprès des bandes spécialisées dans levol des câbles. C'est ce qu'a tenu à préciser le responsable d'AT qui affirmeavoir «constaté de visu que d'importantes quantités de câbles provenaient devols, car même si l'entreprise (AT) vend légalement certains stocks avec l'avald'un commissaire priseur, les quantités découvertes à Douar Boudjemaâ sont unepreuve irréfutable que ces opérateurs constituaient de véritables receleurs». Ce qui était encore plusinquiétant pour les responsables d'AT est que même l'assureur aurait changé unedes clauses de la convention et ne s'engagerait, désormais, à indemniser queles vols signalés dans des structures sécurisées. Un phénomène qui avait prisbeaucoup d'ampleur, en 2006, et ce, en dépit des multiples arrestations opéréespar les services de Sécurité et des condamnations prononcées par la justice.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com