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Les Brasseries de Réghaïa bradées, puis abandonnées



Les Brasseries de Réghaïa bradées, puis abandonnées
Le processus de privatisation des entreprises publiques a été un grand trou noir. Ce dernier commence à livrer ses secrets. C'est le cas de la vente, en 2007, des anciennes Brasseries de Réghaïa. Les documents publiés par le site d'information algerie-focus révèlent l'ampleur du désastre qui a touché certaines entreprises relevant jadis du secteur public.Ainsi, le document, qui est en fait le contrat de cession de la société, indique que les Brasseries de Réghaïa ont été cédées, en février 2007, à la Sarl Atlas, une société d'importation de bière, vins et liqueurs appartenant aux fils du général Attaïlia, un ancien officier supérieur, aujourd'hui à la retraite. Le montant de la transaction est dérisoire. Il est de 330 000 000 DA, soit 33 milliards de centimes (un peu plus de 3 millions d'euros).En plus du montant de la vente, la société des fils Attaïlia s'est engagée à investir le montant d'un milliard de dinars «à partir de la date de cession», à sauvegarder les 304 postes de travail et à en créer 96 autres dans les quatre années qui allaient suivre. La société Atlas a versé, selon la même source, 10% du montant de la transaction à la SGP Cojub, détentrice des Brasseries de Réghaïa. L'entreprise de Ataïlia a également promis de reprendre les 775 millions de dinars, représentant une partie de l'endettement de l'entreprise.Mais au lieu de cela, le nouveau propriétaire n'a pas pu tenir ses engagements. Sur les 304 salariés que comptait la société en 2007, seuls 150 étaient encore en poste en 2014 et, probablement, aucun aujourd'hui. Selon le site d'information, qui cite la SGP Cojub, la société «n'a pas été bradée» vu le degré d'endettement dans lequel elle se trouve. Pis, selon toujours la même source, l'acquéreur a été confronté au fait que les Brasseries de Réghaïa n'étaient pas propriétaires de l'assiette de terrain sur laquelle est bâtie l'usine.«Depuis 2007, les services des Domaines n'ont pas régularisé la situation du terrain acquis par cet investisseur. Il n'a toujours pas obtenu son acte translatif de propriété. Il ne dispose toujours pas de son registre du commerce qui lui permet d'exercer sa nouvelle activité. Il a été victime, en plus, d'un redressement fiscal. Tout cela a compliqué la vie à cet opérateur privé», indique une responsable de la SGP, citée par algerie-focus. Résultat des courses, l'usine de bière de Réghaïa, qui fut jadis un fleuron de l'industrie algérienne, est abandonnée. Les machines seraient à l'arrêt, même si les autorités ne désespèrent pas de «régler le problème». Les Brasseries de Réghaïa sont-elles un cas unique '


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