Il y a ceux qui le qualifient d'homme de l'ouverture démocratique et ceux qui épinglent son bilan.
Si les avis des observateurs divergent sur la situation des droits de l'homme sous la présidence de Chadli Bendjedid, il n'en demeure pas moins que c'est sous son règne que des organisations des droits de l'homme ont vu le jour pour la première fois en Algérie.
Cela, même si les fondateurs de ces organisations n'ont pas été accueillis par des fleurs, leurs actions ont ouvert la voie à une émancipation sociale et une ouverture démocratique. C'était l'époque où le parti unique ne tolérait pas l'émergence d'un mouvement de défense des droits de l'homme en dehors de ses satellites. La première initiative remonte à 1984 quand un groupe d'intellectuels a voulu créer une organisation des droits de l'homme en autonome. Il y a eu le groupe d'Alger chapeauté par Mustapha ben Mohamed, futur président du PT (Parti des travailleurs) et le groupe de Tizi Ouzou où des enfants de chouhada avaient décidé de créer un comité de défense des droits de l'homme à l'université. Des noms qu'on retrouve, après l'ouverture démocratique, au-devant de la scène politique et des luttes démocratiques. Il s'agit notamment d'Ali Yahia Abdennour, Arezki Abboute, Rabah Baraka, Rachid Bellil, Khaled Benmiloud, Saïd Doumane, Saïd Saâdi, Lounaouci Hamid, Mokrane Ait Larbi, Ferhat Mehenni, Mimi Tarakli, Hocine Zehouane, Malika Ouzeggane, Nordine Ait Hamouda, Hachemi Nait Djoudi, Malika Zerrouki et d'autres encore...
Pour d'autres, à l'image de Miloud Brahimi, qui ne partagent pas un tel avis, ce dernier à révélé au quotidien électronique Tsa (Tout Sur l'Algérie), que l'histoire retiendra que Chadli «a été extrêmement sensible aux questions des droits de l'homme. Il a accepté de me recevoir chaque fois que je le lui demandais. Il a donné suite à toutes les doléances que j'avais exprimées. À l'époque, de hautes personnalités n'avaient pas leur passeport, j'ai obtenu que ces documents leur soient donnés [...] Je garde le souvenir d'un homme serein, d'un homme qui était à l'écoute de l'opinion publique», a-t-il témoigné. Sous Chadli il
y a eu la répression lors du Printemps berbère d'avril 1980 et des centaines de morts durant le soulèvement du 5 octobre. Chadli, c'est aussi la Cour de sûreté de l'Etat pour les militants de la première ligue des droits de l'homme, en 1985..Mais on retiendra aussi qu'il a été le premier chef d'Etat à avoir condamné publiquement la torture pratiquée durant les événements d'octobre 1988.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Idir TAZEROUT
Source : www.lexpressiondz.com