Il est certain que la qualification à la CAN et au Mondial-2010 de l'EN a
réveillé bien des appétits au sein du public algérien. Quelles sont les chances
du onze national dans cette édition de la Coupe d'Afrique des Nations ?
C'est la question qui revient ces
jours-ci sur le tapis et qui est posée aux personnalités par les journalistes.
En toute objectivité, les avis sont partagés. Il y a ceux qui croient dur comme
fer que les Verts sont fort capables de réaliser un exploit. Le président de la
FAF, Mohamed Raouraoua a, lui aussi, placé la barre très haut, en «exigeant» la
place de finaliste dans cette édition. Les joueurs, dans leur majorité, sont
eux aussi optimistes et ambitieux, ce qui est sans doute réconfortant à la
veille du premier match demain contre le Malawi. Il est vrai que cette entame
s'annonce plutôt favorable, étant donné qu'il s'agit de l'adversaire le moins
dangereux du groupe, ce que reconnaît Saâdane lui-même, tout en exhortant les
joueurs à le respecter, car un match n'est jamais gagné d'avance.
Cette première journée sera
importante en fonction des résultats qui sanctionneront les deux rencontres.
Car, la meilleure chose qui puisse arriver aux camarades du capitaine Mansouri,
c'est que le Mali et l'Angola se neutralisent, ce qui donnerait une bonne
avance à nos représentants avant le décisif choc de jeudi prochain contre le
Mali, très ambitieux lui aussi. Le troisième choc contre l'Angola est à entamer
avec le maximum de concentration car il s'agit de l'équipe du pays
organisateur, avec tous les paramètres qui se rattachent à cette situation. Nous
en arrivons à Saâdane qui a soulevé l'étonnement des fans de l'EN en déclarant
qu'il ne faudra pas s'attendre à un miracle dans cette édition. Il dira tout de
go : «Je ne suis pas pessimiste, mais plutôt réaliste. Il n'est pas possible
d'être performant avec le calendrier actuel de la CAN», faisant allusion à la
période (janvier) où celle-ci se dispute. D'autre part, il a évoqué le taux
d'humidité qui pénalise précisément les équipes du nord de l'Afrique par
rapport à leurs rivales sub-sahariennes. A ceux - et ils sont nombreux - qui
lui ont reproché d'avoir opté pour le sud de la France comme lieu de la
préparation, le coach national a rétorqué que dans cette région, il a eu la
possibilité de doubler la charge de travail, ce qui aurait été impossible en Afrique,
tout en faisant remarquer que l'Angola a lui aussi choisi le Portugal pour
peaufiner sa préparation, sans que personne ne s'en émeuve.
Quelles sont donc les chances des
Fennecs dans cette édition ? Cela dépendra certainement de nombreux paramètres.
Le plus important, à notre sens, c'est le système de jeu qui sera appliqué. Les
observateurs affirment que Saâdane, avec l'effectif qu'il a sous la main,
possède plusieurs options. C'est sur la base de la défense qu'on aura une
meilleure idée sur le milieu et l'attaque. Certains pensent que Saâdane va
entamer cette CAN avec prudence, ce qui veut dire que Ghezzal sera - au départ
- seul en pointe, mais qu'il recevra le concours de Matmour, attaquant de
métier, faut-il le souligner, mais qui a prouvé ses facultés d'adaptation dans
les éliminatoires. A la récupération, on annonce le trio
Mansouri-Yebda-Lemouchia, alors qu'en défense, le quatuor
Raho-Halliche-Boughera- Belhadj est annoncé au départ. Si, dans l'entourage de
l'EN, l'état d'esprit est le même que celui des éliminatoires avec cet esprit
guerrier qui lui a valu le respect et l'estime générale, il reste l'évolution
sur le terrain. Allons-nous voir une équipe offensive, et conquérante, ou une
formation prudente et misant sur les contres ? Tout est là...
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com