Alger - A la une

Les averses devraient prendre fin aujourd'hui LE CENTRE A EU DROIT À DE FORTES PLUIES



De fortes pluies se sont abattues depuis lundi sur la partie centre du pays. La quantité des pluies enregistrées hier à la station d'Alger (Port), dépasse les 65 mm. Le ciel est encore menaçant puisque des pluies parfois sous forme d'averses orageuses continueront d'affecter aujourd'hui plusieurs wilayas du centre du pays, indique un bulletin spécial de l'Office national de la météorologie (ONM). Les wilayas concernées sont Tipasa, Alger, Blida, Boumerdès et Tizi Ouzou. La validité de ce bulletin court jusqu'à aujourd'hui 9h. Ainsi, la tendance pour aujourd'hui tend à l'amélioration sur Alger (avec encore des possibilités de quelques pluies la matinée). C'est donc avec le sourire retrouvé que les agriculteurs entameront la dernière semaine d'un mois de novembre relativement sec. Mais pour les citadins en général et les automobilistes en particulier, averses riment avec enfer. En effet, dès que quelques gouttes de pluie se mettent à tomber les routes deviennent impraticables. Les embouteillages bloquent toutes les routes. Par exemple, hier c'était presque mission impossible d'accéder à la capitale. Malheureusement, ce n'est pas le seul dysfonctionnement qui ressurgit avec la pluie. Les avaloirs et autres moyens de récupération des eaux de pluie des nombreuses localités des wilayas citées dans le BMS ont-ils été soigneusement curés' Il faut dire que le bilan des dégâts dus à des intempéries est allé en s'amplifiant. Le spectre des douloureuses inondations de Bab El Oued (Alger) en 2001 hante toujours les esprits. A chaque forte averse la population se demande si ce n'est pas le remake du funèbre scénario de Bab El Oued. Surtout en voyant les routes et les ruelles de leurs quartiers inondées à une allure vertigineuse. On n'a donc pas le droit à l'erreur qui découlerait d'un mauvais entretien des égouts et autres canalisations car des vies humaines sont en jeu. Les plaies récentes provoquées par les crues qui ont envahi la ville d'El Bayadh ne sont pas encore refermées. Catastrophiques, elles resteront longtemps ouvertes par ces manque de moyens et nourries par l'action des autorités locales qui continuent à autoriser ou à admettre des constructions dangereuses le long des cours d'eau, par exemple. En effet, les eaux en furie d'El Bayadh ont tout emporté sur leur passage. Bilan: neuf morts, une trentaine de personnes portées disparues et quatre cents familles au moins déclarées sinistrées. Les raisons de la catastrophe d'El Bayadh ne sont que le reflet des autres régions du pays. Les ouvrages construit illicitement ne sont pas une exclusivité d'El Bayadh, tout comme les ouvrages construits sur des lits d'Oueds asséchés. A Alger et ses environs, des quartiers entiers abritant des milliers de logements, entreprises et même institutions ont été construits sur les lits d'oueds. L'attribution anarchique de terrains à bâtir, la destruction des zones boisées, la détresse des populations ayant fui le terrorisme et élu domicile sur les berges des oueds quand ce n'est pas sur leur lit, l'absence de toute réglementation en matière de planification de l'espace urbain... tout un cortège de défaillances qui contribuent à aggraver les bilans de situations post-inondations ou crues d'oueds. Ce cumul de déficits et de laisser-faire, dans les pratiques anarchiques de la gestion de l'espace urbain surtout, n'est pas à écarter et doit de ce fait être corrigé, cela avant qu'il ne soit trop tard et que des victimes du «laisser-aller» soient encore déplorés. Les pluies n'ont jamais tué personne, c'est la négligence qui tue...
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