
Le président de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Mohamed-Tahar Boulanouar, avance plusieurs raisons pour expliquer la courbe ascendante des prix des légumes. "Les augmentations touchent en premier les légumes de saison (laitue, courgette, etc.), dont la production a diminué", a-t-il indiqué de prime abord, en faisant siennes les explications des producteurs qui invoquent la chaleur de ces derniers jours, comme principale cause. "Finalement, on s'attend à une meilleur production, pour celle de l'automne, notamment les fèves, les petits pois et artichauts, dont les prix seront relativement bas", a-t-il précisé. Le président de l'UGCAA a, en outre, fait état du manque énorme en marchés de proximité pour expliquer l'envolée des prix.Selon ses dires, il y a une quantité suffisante de produits dans les 43 marchés de gros, dont l'écoulement est difficile vers les détaillants, d'où la différence des prix qui peut atteindre jusqu'à 50%, voire 60%, pour la pomme de terre par exemple.Il faudra ajouter à cela, le fait que "le réseau des chambres froides ne joue pas son rôle de régulation et de stabilité du marché". L'absence d'un plan national de production agricole qui module la production en fonction de la demande n'est pas faite pour arranger la situation, selon M. Boulanouar. Et si l'on y ajoute la question d'absence de coordination entre les ministères de l'Agriculture et du Commerce, la boucle est bouclée.S'agissant de la question des augmentations remarquées à la veille de l'Aïd, le président de l'UGCAA a expliqué que le ministère du Commerce a établi, comme à chaque pareille période, la liste des 30 000 commerçants qui assurent la permanence. Ces derniers sont confrontés au problème d'approvisionnement auprès des grossistes. De même pour ces derniers auprès des producteurs, qui arrêtent leur production deux ou trois jours avant l'Aïd, afin de libérer les travailleurs de la terre. Ce qui ouvre la voie à la spéculation, a-t-il estimé. la dévaluation du dinar est, en outre, citée comme argument, en ce sens que la révision à la hausse des intrants, semences, engrais, herbicides importés est répercutée sur celle des produits agricoles.Idem pour les légumes secs. Et pour conclure, Mohamed-Tahar Boulanouar fera état du ras-le-bol des commerçants face à la concurrence déloyale de l'informel. A. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar R
Source : www.liberte-algerie.com