Alger - Revue de Presse

Les attentats d’Alger ont été perpétrés par Al-Qaïda au Maghreb



Une revendication sans surprise Sans surprise, Al-Qaïda au Maghreb a revendiqué, dans un communiqué portant la date du jour même, le double attentat d’avant-hier à Alger contre le bâtiment du HCR et celui du Conseil constitutionnel. Le texte ne fait aucun lien avec ce que nombre d’»analystes» ont tenté d’avancer, aussi bien à travers la presse algérienne qu’à l’étranger sur différents plateaux de télévision consacrés à ces deux horribles actes criminels, avoir cru déceler un «message» d’Al-Qaïda par rapport à la conjoncture politique que vit le pays. Pour l’ex-GSPC, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une énième tuerie contre les «croisés et les apostats» qu’il voudrait, à la fois, comme une vengeance de ses terroristes mis hors d’état de nuire par les forces de sécurité ces derniers mois, un signe qui montre que ses ressources ne sont pas défaillantes, et qu’il reste toujours plus déterminé que jamais à détruire et tuer encore et davantage. Cette revendication est venue également comme une réponse aux partisans du qui-tue-qui qui n’ont pas manqué, cette fois encore, de monter au créneau pour faire avancer l’idée que le double attentat est conséquent à une «lutte au sommet de l’Etat» et que ce serait l’un des deux «clans» qui s’opposent qui en serait l’auteur (dixit Abbès Aroua, ex-FIS, invité d’un plateau d’une chaîne de TV française). Le communiqué de revendication présente les deux attentats sous forme kamikaze. Il attribue celui contre le HCR -qu’il considère comme le «siège principal de l’ONU à Alger»- au suicidaire «le vieux Ibrahim Abou Othmane» qui était à bord d’un véhicule bourré de huit quintaux d’explosifs et celui de Ben Aknoun à Abderrahmane Abou Abdenasser El-Acimi avec une même charge. Il en publie les photos mais n’en donne aucune information supplémentaire. Il étale cependant avec une morbide satisfaction un nombre totalement imaginaire de morts dans les deux attentats, à savoir 50 et 60, et un nombre indéterminé de blessés. Pour lui, ces attentats qu’il baptise du nom d’Abou Haydara («émir» de la zone II» abattu en octobre dernier par les forces de sécurité) sont une réponse à «la fable de l’élimination des noyaux durs de l’organisation» tout en assénant que tous ses terroristes et ses dirigeants sont des «noyaux durs». Il les voudrait également comme une réponse «aux croisés qui ont envahi nos territoires pour qu’ils prennent en considération les discours de notre maître et émir Abdellah Oussama Ben Laden». L’ex-GSPC en profite aussi pour revendiquer dans ce même communiqué l’attentat raté, samedi dernier, contre des ressortissants russes et leur escorte dans la wilaya de Médéa, qui, pour lui, aurait fait un nombre indéterminé de morts et de blessés. Et tout autant, et cela pourrait être une surprise pour certains, il revendique l’attaque de l’aéroport de Djanet (Illizi) de ce mois de novembre, confirmant l’hypothèse que nous avons avancée dans ces mêmes colonnes selon laquelle l’acte criminel pouvait être signé de Yahia Djouadi alias Abou Ammar dont l’ex-GSPC, avions-nous compris, a fait son «émir» pour le grand Sud. Mohamed Issami
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