La filière lait de la Confédération des industriels et producteurs
algériens assure qu'il n'y aura pas de crise sur ce produit et pour longtemps
en se disant disposée à se lancer dans la production du cru.
Faisant la lecture de leur bilan, hier, les producteurs de lait affiliés
à la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) ont porté la
responsabilité des perturbations constatées au sein de la filière lait durant
l'année 2008 à l'Office national interprofessionnel du lait (ONIL) qui « a
failli à sa mission et a mal fait son travail », a indiqué le président de la
CIPA, Abdelwahab Ziani, dans une conférence de presse en marge de l'assemblée
extraordinaire des producteurs. Le conférencier indiquera qu'un nombre de
producteurs de lait ont bel et bien mis la clé sous le paillasson alors que
d'autres ont été contraints de licencier des travailleurs. La cause, explique
le président de cette confédération, est à chercher « dans la mauvaise
programmation et la distribution de quotas de la poudre du lait ». Selon lui,
des producteurs recevaient des quantités bien en deçà de leur capacité de
production au même moment où quelques producteurs de lait « malhonnêtes » se
permettaient de prendre des quantités plus importantes en comparaison à leur
capacité de production et les écouler sur le marché parallèle.
Si l'année 2008 « n'a pas connu de crise sur cette matière, il échoit à
la confédération de défendre les intérêts de la filière, de défendre,
également, l'emploi et le consommateur », souligne le conférencier. Dans la
même veine, la filiale lait affiliée au CIPA « est prête à travailler en
étroite collaboration avec la nouvelle direction qui vient d'être nommée à tête
de l'Office », a souligné le président de la confédération. Il précisera que le
problème de distribution de la poudre n'aurait pas dû exister si l'on avait
pris en considération la proposition de la confédération afin qu'une commission
mixte soit créée, regroupant le ministère du Commerce, de l'Agriculture et les
producteurs de lait.
Le débat lors de cette assemblée n'est pas arrêté là, puisque les
producteurs de la filière ont été destinataires de contrat de performance pour
la production de lait cru. Une proposition qui ne les laisse pas indifférents.
Seulement la prime de 2 DA octroyée par l'Etat est jugée insuffisante. « Selon
nos calculs, a estimé Abdelwahab Ziani, il faudrait au moins 9 DA pour que cela
soit un réel encouragement pour produire du lait cru et concurrencer le lait en
poudre ». Cette somme ira à tous les éléments de la chaîne : éleveur,
collecteur..., a-t-on expliqué. Les producteur suggèrent également de scinder
le contrat qui leur est proposé par le ministère de l'Agriculture en contrat
touchant au lait cru et un autre contrat qui concerne le lait en poudre. « Les
transformateurs de lait peuvent ainsi vendre le lait cru à près de 25 DA le
litre ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah-Eddine K
Source : www.lequotidien-oran.com