
La société civile a encore du mal à se remettre de l'assassinat du petit Anes Berdjam, qui a été kidnappé et dont le corps a été retrouvé, trois semaines plus tard, sans vie et en état de décomposition.En plus de l'effroi qui submerge bon nombre d'Algériens, le mouvement associatif, en collaboration avec les différents corps de sécurité, organise des conférences et des campagnes de sensibilisation pour mieux informer les enfants et leurs parents et les inciter à prendre toutes les mesures de sécurité et à faire appel aux services de sécurité dès l'absence de l'enfant. La toute dernière date d'hier, où l'association de protection des mineurs et de l'insertion sociale de la wilaya d'Alger, Jeunesse et enfance, a organisé une journée d'information et une conférence pour annoncer le lancement d'une opération pilote inédite dans le Bassin méditerranéen : des cellules mobiles d'intervention rapide munies des numéros vert de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales.«Elle sont 16 cellules, équipées de moyens psychopédagogiques humains et matériels, à être lancées aujourd'hui», a déclaré Abdelkrim Abidat, expert, consultant international chargé de la prévention de proximité et représentant de l'Organisation internationale de la sauvegarde de la jeunesse, présent à cette conférence. «Sa mission est de sensibiliser les enfants, les éveiller et surtout les inciter à demander de l'aide aux forces de l'ordre en criant où en appelant les numéros qu'ils devront apprendre par c?ur.Des simulations seront organisées, à cet effet, dans les écoles. A travers cette opération, nous voulons aussi impliquer les commerçants et les gardiens d'école qui sont souvent témoins du kidnapping et les inciter à rester vigilants et dénoncer toute personne et/ou véhicule douteux.»Il explique que suite aux différents enlèvements perpétrés ces dernières années, un portrait robot du criminel a pu être établi. Il s'agit le plus souvent d'un jeune âgé entre 25 et 35 ans, illettré, parfois sans domicile fixe et souvent sans ressource et à la recherche de drogues. Ce qui fait de lui un parfait outil dans les mains des instigateurs initiaux de ces actes criminels.Il accomplit la tâche qui lui est demandée contre de l'argent qui lui permettra de se procurer les substances hallucinogènes désirées. «Dans la majorité des cas, il s'agit de règlements de comptes. Il faut aider les parents à faire leur deuil en inculpant les accusés et proclamer la peine capitale à leur encontre. Purger une peine de quelques années dans une prison n'est pas suffisant.Il faut répéter le modèle de sanctions qui a été fait dans les années 1970, où une peine de mort a été proclamée à l'encontre des criminels qui se sont pris à un enfant, fils d'un directeur de banque. Une affaire connue sous le nom de l'affaire Temmam, dont les sanctions proclamées à l'époque ont complètement mis fin à ce genre de crimes pendant de longues années», a-t-il ajouté avant d'annoncer le lancement, dans les prochains jours, d'une pétition nationale pour l'adoption de la peine capitale pour les kidnappeurs et assassins d'enfants.Pour le président de l'Association, Sid Ali Labadi, il est du ressort de tout un chacun de faire face à ce phénomène qui tend à prendre de l'ampleur en restant vigilant et en dénonçant toute personne douteuse et non en plongeant la société dans la panique générale. Rappelons que, selon les chiffres de la Direction générale de la Sûreté nationale, durant le premier semestre de l'année en cours, quelque 6000 actes de violence ont été commis à l'encontre de mineurs dont 517 agressions sexuelles. Quelque 195 cas de disparition d'enfants ont été signalés durant l'année écoulée. Le même nombre de mineurs ont été victimes de tentative ou d'agressions sexuelles en 2015.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Asma Bersali
Source : www.elwatan.com