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Les associations de protection de l'enfance favorables à la peine de mort Assassinat d'enfants



Plusieurs associations de protection de l'enfance demandent l'application de la peine de mort dans les cas d'assassinat d'enfants. Des représentants du mouvement associatifs ont été unanimes pour réclamer des sanctions capitales car ils considèrent que «l'emprisonnement est insuffisant».
Rencontrés à l'occasion du Salon international de l'enfant (SIE 2013) au Palais des Expositions aux Pins maritimes (Alger), plusieurs représentants d'associations pensent que la peine de mort dissuadera ceux qui ont des intentions criminelles à l'encontre des enfants. Assia Belbachir, présidente de l'association «El Ibtissama d'Alger», créée en 2001, a suggéré une prise en charge psychologique des parents et des camarades des enfants assassinés, qui restent choqués pendant une longue période. Pour Hamza Benamrouche, membre de l'association «El Anis» d'animation des jeunes, les enfants doivent être protégés aussi contre la violence familiale.
«Nous souhaitons que les portes nous soient ouvertes par les pouvoirs publics pour venir en aide aux enfants», a-t-il suggéré, citant le projet de son association pour lancer une caravane au profit des enfants des écoles des Eucalyptus, mais bloqué par l'académie d'El Harrach. Certaines régions sont défavorisées mais nous ne pouvons pas leur venir en aide à cause des blocages administratifs. Les associations peuvent mener des actions de sensibilisation au niveau des écoles à condition que les pouvoirs publics acceptent.
Au sujet de la sécurité des enfants scolarisés, Mme Belbachir a proposé de faire appel aux policiers stagiaires qu'aux jeunes recrutés dans le cadre de l'emploi de jeunes. Les écoles doivent être dotées de cantines scolaires et d'espaces devant accueillir les élèves durant les heures creuses. A défaut, ces enfants sont livrés à eux-même et sont exposés au froid, à la pluie et aux multiples dangers.
Elle soulèvera aussi le problème de manque de lieux de loisirs et de détente, de salles polyvalentes et d'espaces pour les associations de proximité au niveau des nouvelles cités. L'absence de ces espaces devant accueillir les enfants et les jeunes, pose un réel problème, a-t-elle soutenu, notant que la présence des associations dans les cités pourrait être bénéfique car elles pourront organiser des activités répondant aux aspirations des petits et des adolescents.
Des enfants défavorisés du Sud sans aide scolaire
Mme Belbachir a attiré, par ailleurs, l'attention des pouvoirs publics au sujet des enfants abandonnés pris en charge dans des centres spécialisés. «Nous avons commencé notre activité associative en 2001, avec ce type de cas», a-t-elle relevé. «Lorsque ces enfants atteignent l'âge de 18 ans, ils sont obligés de quitter les centres vers une destination inconnue. Certes, certains parmi eux parviennent à s'intégrer dans la société en travaillant ou en poursuivant des études et vivent normalement en petits groupes, mais d'autres tombent entre les mains des réseaux criminels et ils se vengent de la société et particulièrement des enfants».
Selon elle, les enfants abandonnés doivent bénéficier d'une assistance psychologique et d'un hébergement dans des centres spécialisés jusqu'à ce qu'ils puissent se faire une situation. A travers ces actions, ces jeunes seront équilibrés et peuvent s'intégrer dans la société sans difficultés et ne deviendront pas des criminels. Elle a plaidé, par ailleurs, pour l'octroi d'aides scolaires aux enfants démunis des régions isolées de l'Algérie profonde, car le soutien ne parvient pas à cette population.
L'association a rencontré des cas à Timimoune où des enfants n'ont jamais bénéficié d'aides scolaires de l'Etat et leurs familles n'ont jamais entendu parler du couffin de Ramadhan.
«Ils nous ont affirmé qu'ils ne savent pas que ces soutiens sont prévus par l'Etat», a-t-elle déploré, citant les cas d'élèves qui prennent leurs affaires dans des sachets en plastiques car ne possédant pas de cartables. L'Etat doit entreprendre des actions au profit des populations éparses et ceux des régions isolées. L'association «El Ibtissama» souhaite, depuis 2011, organiser des vacances au nord du pays au profit des enfants de Timimoune. «Mais, nous n'avons pas réussi à collecter les fonds nécessaires», a-t-elle regretté.
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