Alger - Revue de Presse

Les arts plastiques modernes dans la tendance arabo- africaine des arts maghrébins



Les arts plastiques modernes dans la tendance arabo- africaine des arts maghrébins 1ère partie Suprématie du culte du mouvement sur le statique dans les arts maghrébins   Le bilan de moins d’un siècle de peinture, révèle que l’enfant pauvre de la culture en Algérie, est bien la peinture de chevalet. Sa vocation est généralement celle assignée aux fanions multicolores. Gratuitement acquise, nos œuvres sont exhibées pour faire la fête, puis sont rangées en attendant une autre fête. Mais la relation est tout autre, quand il s’agit de la chanson, de la danse ou du théâtre. Leurs liens ancestraux avec les besoins culturels de notre société leur ont donné cette place privilégiée dans nos manifestations artistiques et culturelles. Ces privilèges leur ont aussi donné ce caractère très lucratif ou le fameux adage «L’art n’a pas de prix» est appliqué à la lettre.Ces besoins culturels sont mis en évidence par cet enchantement catalysé par l’expression physique gestuelle et verbale que procurent ces arts à nos sociétés du sud. Des sociétés beaucoup plus réceptives à tout ce qui est mouvement émanant du corps, rythmé par l’influence de ses sources profondes venues des tréfonds de l’Afrique. Un besoin culturel trouvant aussi une satisfaction et une autosatisfaction dans les contes populaires bercés par l’humour et l’aventure. Cette tendance répondant à un besoin physiologique aussi, confirme indéniablement l’ancrage très ancien de ces arts dans nos mœurs culturels et spirituels. Ainsi la peinture de chevalet, fraîchement acquise, est-elle restée cet art moderne venu d’ailleurs, éloignée culturellement des besoins du peuple, ou confinée à une culture de la décoration réductrice. Et sur nos espaces publics, elle ne joue pas ce rôle de décodeur d’une vision esthétiquement libre, où la dimension expressive des artistes d’outremer se mesure à leur capacité de se confondre avec l’extraordinaire, voir l’inédit. Mais cette carence n’incombe pas à la peinture de chevalet, qui est un langage universel de l’esthétique, elle est plutôt liée, comme dit plus haut, à son interpellation passive d’un subconscient populaire culturellement sensible à l’expression active. D’où son échec à remplir le même rôle que celui qu’elle remplit dans les sociétés occidentales, déjà conditionnées par leur climat, leur histoire, leur religion, et par des siècles de recherches picturales.   Sid Ahmed Hamdad Universitaire, artiste-peintre
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