Alger - Revue de Presse

Les arts plastiques à Sidi Bel-Abbès



Genèse et affirmation (4ème partie) Aujourd’hui, avec un recul de plus de 40 ans, je pense pouvoir apporter deux explications. La première pourrait être justifiée par l’idée que durant les trois premières années d’indépendance, la peinture algérienne avait l’air de chercher encore ses marques, et qu’elle avait du mal à les trouver, compte tenu des divergences de concepts, des tiraillements, et des conflits d’intérêts des aînés dont elle subissait les aléas. Reflets de préoccupations différentes, les impératifs et les critères ne faisaient pas l’unanimité, d’où le choix porté sur eux. L’autre explication, c’est le style figuratif et la bonne facture des œuvres associés au jeune âge des artistes qui ont fait qu’ils furent acceptés de tous. On dirait qu’ils sont venus étancher une soif ou répondre à une attente. Car le public, au sens large du terme des années 60, avait trouvé leur peinture à son goût et à sa portée culturellement surtout. Loin des calculs qui n’étaient pas de leur âge, ils ont touché par leur simplicité et leur savoir-faire un public sympathique et vierge, venu peut-être pour la première fois admirer des œuvres d’art, après la nuit coloniale et le cauchemar de la guerre de libération. Sûrement, c’est aussi à cause de ce rayon d’espoir de réussite, attendu de la jeunesse algérienne de l’indépendance, que nos jeunes artistes bélabésiens ont apporté à Alger ce mois d’avril 1965, qu’ils furent invités à exposer en Suisse au nom de l’Algérie. Leur passage sera perçu comme un hymne à la jeunesse algérienne chanté dans un pays européen. Enfin d’autres lycéens ,comme Moulay Mohamed, intégrèrent le groupe, et deux années plus tard, en 1967, ils exposèrent de nouveau, au théâtre régional de S.B.A en compagnie du grand sculpteur sur bois, le Bélabésien Nouara Tayeb. Le président Houari Boumédiène visita cette exposition. Mais, le carrefour des destins eut raison de ce groupe mémorable de jeunes peintres bélabésiens des années 60. Car, si certains d’entre eux ont continué à peindre à leur sortie du lycée et parmi eux, ceux qui ont tenté encore quelques expositions individuelles loin de leur cité bien aimée, durant les années 70, d’autres ont choisi l’exil vers l’Europe, et, il y a ceux qui ont donné la primauté à leur vie extra-artistique. A suivre... Sid-Ahmed Hamdad
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