Les anciens travailleurs des Galeries algériennes ont une nouvelle fois adressé une lettre à l'Union générale des travailleurs algériens pour intervenir dans le litige qui les opposent à leur ex-employeur, l'Entreprise de distribution des galeries d'Alger (Edga), dissoute en 1997.
Un représentant des travailleurs nous a indiqué qu'environ 2800 travailleurs réclament une indemnisation depuis la fermeture des 48 galeries réparties entre Alger, Boumerdès et Tipasa où ils étaient employés.
Depuis la dissolution de leur entreprise, certains travailleurs sont décédés tandis que d'autres ont été livrés au chômage car ils n'arrivaient pas à décrocher un emploi.
Ceux qui ont atteint l'âge de la retraite ne perçoivent qu'une maigre pension car ils ne cumulent pas un nombre d'années suffisant pour bénéficier d'une retraite conséquente.
Même les travailleurs qui ont intenté une action en justice contre l'ex-employeur, sont confrontés à l'inexécution des jugements, et ce, depuis plusieurs années.
Le représentant citera le cas d'un travailleur qui a introduit, à titre individuel, une action en justice et a bénéficié des dommages et intérêts d'un montant de 1,6 million DA en dépit des indemnités.
Mais, a-t-il déploré, il attend l'application du jugement depuis 2007, en vain. Les travailleurs, déterminés à poursuivre leur action, continueront à tenir un regroupement hebdomadaire devant le siège de la centrale syndicale.
Les multiples lettres adressées au ministère du Commerce, au chef de l'Exécutif et même au président de la République sont restées sans réponse, a regretté le représentant, dénonçant le retard accusé dans la prise en charge de leur dossier.
Après quinze ans de la fermeture des «Galeries algériennes», ils insistent pour réclamer «l'application de la législation régissant la dissolution des entreprises» afin de pouvoir bénéficier des indemnisations accordées aux travailleurs dans pareils cas.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima S
Source : www.letempsdz.com