
Le président Bouteflika a ordonné, hier, la mise en place d'une cellule de crise au MAE. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, «suit d'heure en heure» l'évolution de la situation, suite à la prise d'otages dans un hôtel à Bamako, où séjournaient de hauts cadres de l'Etat algérien.En conséquence, «Bouteflika a ordonné la mise en place immédiate d'une cellule de crise au niveau du ministère des Affaires étrangères (MAE), afin de recueillir l'ensemble des informations sur cette attaque et ses implications», indique un communiqué du ministère. Selon la même source, «des hauts cadres de l'Etat, membres d'une délégation officielle qui séjournait à Bamako, étaient dans cet hôtel au moment de l'attaque terroriste». «Tous les membres de cette délégation ont été libérés sains et saufs. Un Algérien cadre d'une entreprise étrangère a également été libéré», assure le MAE. «La cellule de crise suit de près l'évolution de la situation en coordination avec les autres institutions de l'Etat. En contact permanent avec l'ambassade d'Algérie à Bamako, elle tient informées les hautes autorités de l'Etat sur les développements de cette attaque terroriste», affirme la même source. «La cellule de crise du MAE peut être contactée au numéro suivant : 021 50 45 00», conclut le communiqué. L'hôtel Radisson de Bamako, cet établissements huppé hébergeant surtout des délégations étrangères, a été attaqué vendredi matin par des assaillants lourdement armés retenant au départ 170 personnes en otage. A l'heure où nous mettons sous presse, la prise d'otages n'a pas connu de dénouement. Le président malien au moment de l'attaque de l'hôtel Radisson se trouvait au Tchad d'où il a fait des déclarations à la presse. Sept Algériens, dont six membres d'une délégation officielle, hébergés à l'hôtel Radisson de Bamako théâtre vendredi d'une prise d'otages, ont été libérés, a annoncé le ministre algérien des Affaires étrangères cité par l'agence APS. La libération de cette délégation, composée notamment de diplomates, est intervenue grâce à l'action des forces combinées de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), et des forces armées maliennes, a indiqué Ramtane Lamamra, ajoutant qu'un septième ressortissant algérien, cadre dans une entreprise française, avait été également exfiltré lors de cet assaut. M. Lamamra a précisé que, dès l'annonce de la prise d'otage, il était en «contact permanent» avec son homologue malien Abdoulaye Diop ainsi qu'avec le chef de la Minusma, le Tunisien Mongi Hamdi, pour s'enquérir de la situation de la délégation algérienne et réaffirmer le «soutien et la solidarité totale» de l'Algérie au Mali. Il a également réitéré la «ferme condamnation» de l'Algérie de «tout acte terroriste en tout lieu et en toutes circonstances». Les forces spéciales maliennes ont donné vendredi l'assaut à l'hôtel Radisson Blu. La télévision publique malienne a annoncé qu'environ «80 otages avaient été libérés». Le groupe hôtelier Rezidor à Londres a fait état de son côté de «125 clients et 13 employés» toujours retenus dans l'immeuble dans l'après-midi. Selon les agences de presse, des forces spéciales américaines portent assistance aux Maliens pour secourir les otages après l'attaque dans laquelle au moins trois personnes sont mortes, a indiqué le Pentagone. L'attaque du Radisson survient une semaine jour pour jour après la série d'attentats sans précédent qui ont fait 129 morts à Paris. «Les forces américaines aident à mettre les civils en lieux sûrs pendant que les forces maliennes sécurisent l'hôtel», a précisé le lieutenant colonel Michelle Baldanza. L'attaque n'a pas encore été revendiquée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com