Alger - A la une

Les Algériens crient leur mal-vie



Les protestations sociales ne sont plus à leur temps propre. Depuis plusieurs mois déjà les Algériens continuent leur descente en enfer. et cumulent les déboires financiers et les déceptions politiques. En plus de faire face à l'ultimatum d'un changement politique prématuré, ils font face à de nouvelles épreuves de la vie. Les intempéries et le manque de moyens pour faire face.Les chutes de pluie torrentielles de ces trois derniers jours qui ont causé d'importants dégâts matériels et humains ont poussé les citoyens à sortir dans la rue. Chaque wilaya sa façon de protestation et de dénonciation. Les mouvements de protestations sociales individuelles et collectives sont en augmentation à travers toutes les villes du pays. Chacun sa façon et son modèle de protestation, cependant, l'objectif est unique : réclamer une meilleure qualité de vie et la prise en charge des sinistrés. Des mouvements de protestations spontanés qui ont vu le jour depuis deux jours au niveau de plusieurs wilayas du pays, notamment, celles qui sont les plus touchées par les intempéries qui ont provoqués la dégradation de l'état des routes et des habitations et même des infrastructures administratives. Plusieurs mouvements de protestation non structurés ont été observés dans la nuit de dimanche à lundi, dans les différentes régions du pays, en l'occurrence, la wilaya d'Oum El Bouaghi, Tizi-Ouzou, d'El Oued, Adrar, de Bechar, d'Annaba et de Skikda et même d'Alger, par les citoyens qui ont barré les routes aux automobilistes provoquant ainsi l'immobilité des véhicules. Cette forme de contestation sociale est devenue récurrente et utilisée souvent par les protestataires pour exprimer leur ras-le-bol et dénoncer leurs conditions sociales insoutenables et précaires dont lesquelles ils évoluent. Confrontés quotidiennement à de nouveaux défis et obstacles, les protestataires contestent, également, la politique de «bâclage et de rafistolage» adoptée par les autorités algériennes dans l'entretiens des infrastructures de bases ainsi que la gestion des administrations publiques en charge de la sauvegarde de l'environnement urbain et rural. Une négligence qui a coûté cher aux citoyens qui sont les premières victimes des dernières intempéries qui ont touchés pratiquement toutes les villes du pays. Pointés du doigt, les responsables algériens devront répondre de leurs actes devant la justice selon plusieurs jeunes protestataires qui ont barré la route hier au niveau de la localité de Bir Mourad Rais, à Alger. Une commune qui a été submergée par les pluies torrentielles qui ont causé le décès d'une jeune fille. Plusieurs autres victimes à déplorer dans plusieurs wilayas du pays. Ce qui a provoqué l'augmentation régulière et importante du nombre des protestations qui font depuis effet de boule de neige. Au moment où plusieurs citoyens barrent les routes et les accès aux centres villes pour crier leur mal de vivre, d'autres se mobilisent quotidiennement devant les administrations publiques pour réclamer leur droit. C'est le cas, des manifestants qui ce sont rassemblés avant-hier et hier devant le siège de la direction générale de l'AADL pour exiger la remise des clés pour le programme AADL 2001 et ouvrir les choix et les affectations aux souscripteurs du programme AADL2 de 2013. La fracture sociale se précise et se décline à chaque mouvement de protestation qui s'organise autour de chaque problème. La société algérienne est au bord de l'explosion sociale. Elle saigne de partout et les choses s'aggravent de jour en jour en raison de la situation politique instable et du mouvement populaire qui ne décolère pas. La contestation est devenue quotidienne et risque d'embraser la situation, si rien ne se fera d'ici peu. Les dernières décisions prise par le gouvernement pour calmer les citoyens semblent n'avoir aucun effet étant donné que les mouvements de protestation s'accentuent quotidiennement.
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